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Paul Seixas, le prodige de 19 ans qui met le Tour en ébullition

À deux jours du départ de Barcelone, le jeune Français Paul Seixas s’apprête à fouler pour la première fois les routes de la Grande Boucle. Miguel…

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Paul Seixas, le prodige de 19 ans qui met le Tour en ébullition

À deux jours du départ de Barcelone, le jeune Français Paul Seixas s’apprête à fouler pour la première fois les routes de la Grande Boucle. Miguel Indurian, quintuple vainqueur, lui prédit un avenir radieux mais tempère les attentes.

Il n’a que 19 ans et déjà le monde du cyclisme a les yeux rivés sur lui. Paul Seixas sera au départ du Tour de France ce samedi 4 juillet, une aventure immense pour un gamin qui débute à peine sa carrière. Face à lui, Tadej Pogacar, quadruple vainqueur, fait figure d’ogre intouchable. Pourtant, les légendes commencent à parler. Miguel Indurian, lui-même sacré cinq fois entre 1991 et 1995, voit en Seixas un futur grand. Dans les colonnes d’un quotidien espagnol, il a salué son courage et sa combativité, tout en rappelant que Pogacar pourrait bien égaler son record cette année.

Indurian connaît la pression du premier Tour. À 20 ans, en 1985, il disputait le sien. Alors il sait ce qui attend le Français. Selon lui, Seixas a les jambes pour tenir la distance sur trois semaines. Mais la jeunesse a ses pièges. L’Espagnol a dû attendre sept ans avant de décrocher son premier maillot jaune en 1991. Les jeunes coureurs d’aujourd’hui explosent plus vite, c’est une réalité. Toute la France sera derrière Seixas. Reste à voir comment il va gérer cette pression et la fatigue des longues étapes. Indurian est clair, le potentiel est là pour briller.

Seixas porte les couleurs de Decathlon CMA CGM. Il pourrait devenir le plus jeune coureur du 21e siècle à gagner une étape sur le Tour, ou à rafler le maillot blanc et le classement de la montagne. De quoi écrire l’histoire. Mais il faudra tenir le choc physiquement et mentalement. En face, Pogacar affiche un moral d’acier. Indurian insiste aujourd’hui, le mental fait la différence plus que jamais. À puissance égale, c’est le bien-être qui sépare les champions. Et le Slovène, visiblement, prend un plaisir fou à ce qu’il fait. Seixas devra puiser dans ses ressources pour rivaliser.

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