Économie
Milei accuse l’opposition de semer la panique pour saboter son programme économique
Le président argentin dénonce une manœuvre politique destinée à déstabiliser le peso et à entraver ses réformes structurelles, dans un contexte de tensions financières et de revers électoraux.
Le gouvernement argentin traverse une période de fortes turbulences monétaires et politiques. Javier Milei a fustigé ce qu’il qualifie de « panique politique » orchestrée par l’opposition péroniste, accusée d’alimenter délibérément l’instabilité des marchés. Selon lui, cette stratégie vise à freiner l’application de son programme de réformes économiques, malgré des progrès affichés en matière de maîtrise budgétaire.
La Banque centrale a dû intervenir vigoureusement pour soutenir le peso, confronté à une dépréciation de plus de 12 % depuis début septembre. Pour la première fois depuis cinq mois, l’institution monétaire a procédé à des ventes massives de devises, engageant près de 678 millions de dollars de réserves afin de contenir la pression spéculative. La monnaie nationale a clôturé vendredi à 1 515 pesos pour un dollar, dépassant la fourchette de flottement initialement prévue.
Cette tension intervient dans un climat politique tendu, après la défaite électorale subie par le camp présidentiel lors d’un scrutin régional crucial dans la province de Buenos Aires. L’exécutif, minoritaire au Parlement, essuie également plusieurs revers législatifs. Les chambres ont récemment annulé plusieurs vetos présidentiels portant sur des financements publics, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et du handicap.
Face à ces défis, Javier Milei a adopté une posture plus conciliante, promettant des augmentations budgétaires supérieures à l’inflation pour les retraites, l’éducation et la santé dans le projet de loi de finances 2026. Il a assuré que « le pire est passé » en matière d’austérité, tout en appelant à poursuivre les efforts engagés depuis son arrivée au pouvoir. Il a également annoncé de futures réformes fiscales, sociales et de dérégulation économique.
Malgré un taux d’inflation mensuel ramené autour de 1,5 à 2 % – contre plus de 200 % en glissement annuel fin 2023 –, l’économie argentine reste fragile. La récession persiste, avec une contraction de 1,8 % en 2024, et les réserves de change demeurent insuffisantes aux yeux des investisseurs. Le gouvernement table sur une reprise progressive, tablant sur une croissance autour de 5 % pour 2025 et 2026.
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