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14 morts dans une explosion en Colombie à un mois de la présidentielle

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Une attaque à l’explosif a causé la mort de quatorze personnes et fait trente-huit blessés sur une route du sud-ouest colombien, dans un contexte de violences croissantes à l’approche du scrutin.

L’engin a dévasté une portion de voie dans le département du Cauca, une région historiquement sous influence des groupes armés. Les autorités locales ont confirmé le bilan, précisant que cinq enfants figurent parmi les blessés. Des témoins ont décrit une déflagration d’une violence telle qu’elle a projeté plusieurs véhicules sur plusieurs mètres. Les secours continuaient de rechercher d’éventuels disparus, tandis que des échanges de tirs ont été signalés dans trois postes de police du secteur.

Le président sortant Gustavo Petro a directement mis en cause la principale dissidence des Forces armées révolutionnaires de Colombie, qui n’a jamais accepté l’accord de paix de 2016. Il a qualifié les auteurs de l’attaque de terroristes et de narcotrafiquants, et promis d’envoyer les meilleurs soldats pour les combattre. Une récompense d’environ un million de dollars est offerte pour la capture du chef de ce groupe, Ivan Mordisco, que le chef de l’État a comparé au célèbre baron de la drogue Pablo Escobar.

Cette explosion survient au lendemain d’un attentat contre une base militaire à Cali, qui a fait un mort. Elle s’inscrit dans une série d’incidents violents dans les départements de la Vallée du Cauca et du Cauca, bastions de la dissidence des Farc. L’année précédente, des attaques meurtrières contre les forces de l’ordre dans la même région avaient déjà endeuillé des civils, marquant la pire vague de violences depuis une décennie.

À un mois de l’élection présidentielle du 31 mai, ces événements accentuent les tensions. La sécurité est devenue le thème central de la campagne, surtout depuis l’assassinat d’un candidat de droite lors d’un meeting en juin 2025. Les trois principaux prétendants au scrutin, dont le sénateur Iván Cepeda, dauphin politique de Gustavo Petro, ont tous signalé avoir reçu des menaces de mort et bénéficient d’une protection renforcée. En Colombie, les groupes armés, qui tirent leurs revenus du trafic de drogue, de l’extorsion et de l’exploitation minière illégale, cherchent régulièrement à peser sur les élections par la violence.

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