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Michel Barnier en position de force pour reconquérir un fief parisien
L’ancien Premier ministre brigue le siège de député de la deuxième circonscription de Paris face à la socialiste Frédérique Bredin, dans un scrutin partiel dont l’issue semble peu incertaine.
L’ancien chef du gouvernement Michel Barnier apparaît comme le favori de cette élection législative partielle organisée ce dimanche dans la deuxième circonscription de Paris. Le candidat Les Républicains, âgé de 74 ans, affronte principalement la socialiste Frédérique Bredin, ancienne ministre des Sports sous la présidence Mitterrand. Le siège était précédemment occupé par un député de la majorité présidentielle, dont l’élection a été invalidée par le Conseil constitutionnel.
Ce scrutin revêt une importance symbolique pour la droite parisienne. Une victoire de Michel Barnier ferait de lui le seul élu LR de la capitale, où les dix-huit circonscriptions sont actuellement détenues par la gauche et la majorité présidentielle. La circonscription concernée, qui s’étend sur les 5e, 6e et 7e arrondissements, traditionnellement ancrée à droite, laisse peu de place au suspense quant au nom du futur élu.
L’incertitude réside davantage dans la tenue ou non d’un second tour, prévu le 28 septembre en cas de besoin. Le code électoral exige en effet une participation d’au moins 25 % des inscrits pour qu’un candidat puisse l’emporter dès le premier tour. Un défi dans un contexte où l’abstention pourrait jouer un rôle déterminant.
La campagne a été marquée par des règlements de compte internes à la droite. Rachida Dati, maire du 7e arrondissement, avait un temps envisagé de se présenter contre Michel Barnier, avant de renoncer en échange du soutien des Républicains pour la mairie de Paris. Cet arrangement a évité un duel fratricide et consolidé la position de l’ancien négociateur du Brexit.
Face à lui, Frédérique Bredin mise sur un report des voix de gauche et espère provoquer un second tour. Elle bénéficie du retrait de La France insoumise, qui n’a pas présenté de candidat. Ses soutiens dépeignent Michel Barnier comme un symbile d’échec gouvernemental, tandis que le camp adverse l’accuse d’être le candidat des Insoumis.
La suppléante de Michel Barnier, Florence Berthout, maire du 5e arrondissement et membre d’Horizons, incarne une alliance qui a suscité des tensions au sein de la majorité présidentielle. Certains y ont vu une forme de trahison, Renaissance espérant initialement placer l’un des siens à ce poste.
Plus à droite, Thierry Mariani pour le Rassemblement national et Hilaire Bouyé pour Reconquête! complètent l’offre électorale, sans être perçus comme des concurrents sérieux pour l’emporter.
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