Économie
L’intersyndicale face à Matignon pour exiger des actes de rupture
Le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit ce mercredi l’ensemble des organisations syndicales, sommées de répondre à un ultimatum. Les partenaires sociaux attendent des gestes concrets après une mobilisation massive contre les politiques d’austérité.
Les représentants de la CFDT, de la CGT, de FO, de la CFE-CGC, de la CFTC, de l’Unsa, de la FSU et de Solidaires sont attendus ce matin à l’hôtel de Matignon. Cette rencontre intervient cinq jours après une journée de mobilisation nationale qui a rassemblé un nombre important de manifestants contre la rigueur budgétaire et pour une réforme fiscale plus juste. Les syndicats ont fixé une échéance au gouvernement, exigeant des signes clairs de changement de cap.
Depuis sa nomination, le chef du gouvernement avait promis des ruptures substantielles, tant sur le fond que sur la forme. Après avoir reçu individuellement chaque organisation, il convoque désormais l’intersyndicale dans son ensemble, une démarche peu habituelle qui témoigne de la gravité du contexte. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a prévenu qu’en l’absence de réponses favorables, un nouvel appel à la grève et aux manifestations serait immédiatement lancé.
Parmi les revendications syndicales figurent l’abandon du relèvement de l’âge légal de départ à la retraite, la remise en cause du doublement des franchises médicales, le renoncement au gel des prestations sociales et l’arrêt de toute nouvelle réforme de l’assurance chômage. La suspension, voire l’abrogation, de la réforme des retraites de 2023 constitue une exigence centrale, perçue comme la source des tensions démocratiques actuelles.
Du côté de Solidaires, on affirme vouloir « mettre la barre haut », jugeant qu’il y a urgence à agir pour les populations les plus fragiles. La direction syndicale estime que des mesures d’ajustement sur la pénibilité ou les droits des femmes ne suffiraient pas à apaiser le climat social. La CFDT souligne pour sa part n’avoir perçu, jusqu’à présent, aucune avancée tangible sur les objectifs de rupture annoncés.
Si certains responsables, comme celui de la CFTC, n’anticipent pas de réponse complète sur l’ensemble des sujets sensibles, ils espèrent néanmoins des gestes d’apaisement, tels que la non-application du gel des prestations pour les retraités et les salariés modestes, ou l’annulation des orientations concernant l’assurance chômage. Toutes les organisations rappellent l’ampleur de la colère exprimée dans la rue le 18 septembre, et la détermination des manifestants à ne pas se contenter de simples déclarations.
À l’issue de l’entretien, l’intersyndicale se réunira pour décider des suites à donner. En l’absence d’annonces significatives, une nouvelle journée de mobilisation pourrait être programmée pour maintenir la pression avant le discours de politique générale du Premier ministre. Dans l’après-midi, ce dernier recevra également les organisations patronales, dont le Medef, qui dénonce certaines propositions fiscales jugées néfastes pour les entreprises et prépare une large réunion de l’ensemble des représentants du patronat dans les prochains jours.
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