Monde
L’Europe menace Téhéran d’un retour des sanctions nucléaires
Les puissances européennes ont fixé un ultimatum à l’Iran, exigeant un retour à la table des négociations sous peine de rétablissement des mesures coercitives internationales.
Les gouvernements allemand, britannique et français ont officiellement notifié aux Nations unies leur intention de réactiver le dispositif de sanctions contre l’Iran si aucune issue diplomatique n’intervient d’ici la fin du mois d’août. Dans un courrier adressé au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l’ONU, les trois capitales ont exprimé leur détermination à recourir à ce levier en l’absence de progrès substantiels dans le dossier nucléaire.
Ce geste intervient dans un contexte de tensions persistantes autour du programme atomique iranien, dont les activités excèdent largement les limites fixées par l’accord de 2015. Les Européens pointent notamment l’accumulation par Téhéran d’un stock d’uranium enrichi quarante fois supérieur aux plafonds autorisés, ainsi que la poursuite d’un enrichissement à 60 %, un niveau bien au-delà des 3,67 % prévus initialement.
L’initiative des trois pays, qui formaient avec la Chine, la Russie et les États-Unis le groupe des signataires du traité originel, marque une étape significative dans l’impasse diplomatique actuelle. Washington s’était retiré unilatéralement du texte en 2018 sous l’administration Trump, conduisant l’Iran à suspendre progressivement ses propres engagements. Depuis, les efforts pour relancer les négociations ont buté sur des divergences profondes, exacerbées par les récentes frappes israéliennes et américaines en territoire iranien.
Les discussions techniques entre experts européens et iraniens, relancées fin juillet à Istanbul, n’ont pour l’heure donné aucun résultat concret. Téhéran a toutefois annoncé la visite prochaine d’une délégation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), suscitant un espoir timide de reprise des inspections. Les autorités iraniennes contestent par ailleurs vigoureusement la légitimité des Européens à enclencher le mécanisme de sanctions, qualifiant cette perspective d’illégale.
Dans leur missive, Berlin, Londres et Paris rejettent ces arguments, soulignant leur droit incontestable à agir en vertu de la résolution 2231 de l’ONU. Ils maintiennent parallèlement leur volonté de parvenir à une solution négociée, tout en dressant un bilan sévère des manquements répétés de l’Iran. La balle est désormais dans le camp de Téhéran, qui devra choisir entre la voie diplomatique et un isolement accru sur la scène internationale.
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