Culture
Jean Reno, l’intime voyage d’un chameau sur les planches nippones
L’acteur français, figure iconique du cinéma, présente au Japon un spectacle autobiographique solo, une œuvre personnelle conçue comme un héritage pour ses enfants, loin des feux hollywoodiens.
À soixante-dix-sept ans, Jean Reno entame un nouveau chapitre de sa carrière sur les scènes japonaises. Loin des plateaux de tournage internationaux qui l’ont rendu célèbre, l’interprète de Léon ou des Visiteurs a choisi d’écrire et d’interpréter seul une pièce de théâtre profondément personnelle. Intitulée « Le Chameau », cette création retrace son parcours, de sa naissance au Maroc à sa consécration à l’écran, dans une mise en scène signée Ladislas Chollat.
Le titre du spectacle fait référence à ce qu’il nomme son « animal interne », une métaphore de son histoire et de ses valeurs. L’acteur évoque les origines africaines de cette bête de somme, son rôle de porteur, et son dévouement au service des autres, des traits qu’il reconnaît dans sa propre vie, notamment dans son engagement envers sa famille nombreuse. Le spectacle, joué en français et sous-titré en japonais, mêle récit de vie, anecdotes cinématographiques et chansons.
C’est au Japon, pays où il jouit d’une popularité exceptionnelle depuis des décennies, que Jean Reno a décidé de « roder » cette production. Une tournée d’une trentaine de dates le mènera à Tokyo et dans onze autres villes de l’archipel, avant une reprise prévue en France fin 2026. L’acteur considère ce pays comme une seconde patrie, un attachement affectif qu’il ne cherche pas à analyser, mais où il se sent profondément à l’aise et heureux.
Cette démarche artistique intervient à un moment de réflexion. Alors qu’il avait un temps envisagé de mettre un terme à sa carrière plus tôt, la période de la pandémie a renforcé son désir de poursuivre et de créer. Il exprime le souhait de laisser une trace tangible de son existence à ses descendants, une préoccupation née du constat que ses propres ascendants ne lui avaient transmis que peu de récits sur leur vie.
Parallèlement à cette aventure théâtrale, l’artiste vient de publier en France son deuxième roman d’espionnage, « L’Évasion », démontrant une activité créative toujours foisonnante. Face à l’admiration constante du public japonais, qu’il doit à des films cultes comme « Le Grand Bleu » ou à ses apparitions publicitaires devenues iconiques, Jean Reno conserve une humilité remarquable. Il affirme ignorer les raisons exactes de cet amour du public et préfère simplement l’accueillir avec gratitude.
Son respect pour la culture japonaise se traduit également par son admiration pour des cinéastes tels que Yasujiro Ozu, Akira Kurosawa ou Takeshi Kitano. Avec ce dernier, rencontré sur un tournage publicitaire, il espère un jour pouvoir collaborer à un projet cinématographique, soulignant toujours sa préférence pour célébrer le talent des autres plutôt que le sien propre.
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