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Politique

La fin des exemptions généralisées pour les étudiants extracommunautaires

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_**Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, annonce un resserrement strict de la tarification différenciée, une mesure contestée par les organisations étudiantes qui dénoncent une politique discriminatoire.**_

Le gouvernement entend mettre un terme aux pratiques d’exemption généralisée des droits d’inscription majorés pour les étudiants originaires de pays non membres de l’Union européenne. Dans le cadre d’un nouveau plan de valorisation de l’enseignement supérieur français à l’international, le ministre a précisé que les établissements devront désormais se conformer strictement à la loi de 2019, qui instaurait ces tarifs distincts mais restée largement inappliquée.

Selon les chiffres avancés, seule une minorité d’étudiants concernés acquitte actuellement les montants prévus par la réglementation. Le dispositif rétabli impliquera pour la grande majorité d’entre eux des frais annuels de près de 2 900 euros en licence et d’environ 3 950 euros en master, contre respectivement 178 et 254 euros aujourd’hui. Le ministre a souligné que ces sommes ne représentaient qu’une fraction du coût réel de la formation et restaient bien en deçà des tarifs pratiqués dans d’autres pays anglo-saxons.

Des aménagements sont toutefois prévus. Les universités conserveront la faculté d’exempter jusqu’à dix pour cent de leurs étudiants extracommunautaires, notamment dans le cadre d’accords de réciprocité. Par ailleurs, des bourses ciblées seront maintenues pour les profils les plus méritants. La mise en œuvre sera progressive et épargnera les étudiants déjà engagés dans un cycle de formation.

Cette annonce a provoqué une levée de boucliers immédiate parmi les représentants étudiants. Plusieurs organisations ont dénoncé une mesure qu’elles jugent profondément inéquitable, arguant qu’elle frapperait des populations déjà vulnérables sur le plan financier et restreindrait l’accès aux études en France. Certains syndicats ont annoncé leur intention de s’opposer fermement à cette politique, promettant une mobilisation soutenue.

Au-delà de l’aspect tarifaire, le plan présenté vise à renforcer l’attractivité du système universitaire français. Il prévoit notamment une orientation plus marquée des étudiants internationaux vers des secteurs considérés comme prioritaires, tels que les sciences du numérique ou les biotechnologies, et une simplification des démarches administratives à leur arrivée.

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