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Économie

_**Mobilisation chez Stellantis à Poissy contre la disparition des emplois industriels**_

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_**Plusieurs centaines de salariés ont défilé dans les rues de Poissy, jeudi, pour protester contre l’arrêt programmé de la fabrication de véhicules sur le site historique de Stellantis. Les syndicats dénoncent un démantèlement progressif de l’outil industriel.**_

Au moins trois cents personnes ont battu le pavé dans la commune des Yvelines pour exprimer leur opposition à la décision du groupe automobile. Les manifestants ont dénoncé une destruction méthodique des postes de travail alors que la direction a annoncé, le 16 avril, la fin de la production de voitures sur ce site d’ici à 2028.

Le cortège s’est élancé depuis la mairie en direction de l’usine située en bord de Seine. Les représentants syndicaux se sont succédé à la tribune pour rappeler l’importance de maintenir l’activité sur place. Un délégué de l’Unsa a souligné que la pérennité du site constituait une ligne rouge à ne pas franchir, appelant la direction et les pouvoirs publics à entendre ce message.

Les syndicats SUD, Unsa et la CGT, qui représentent ensemble 37% des suffrages exprimés lors des dernières élections professionnelles, avaient lancé un appel à la grève et à la mobilisation. Le groupe a prévu de transformer le site en centre de fabrication de pièces et de déconstruction de véhicules, ce qui ne maintiendrait qu’un millier de postes ouvriers sur les mille cinq cents actuels.

Un représentant de la CGT a qualifié cette situation de casse de l’emploi, déplorant que la direction n’ait pas clairement défini la nature des futures activités. Un porte-parole de SUD a estimé que cette annonce équivalait à une fermeture déguisée de l’usine, suscitant une vive inquiétude parmi le personnel.

D’autres sites français de Stellantis ont également connu des mouvements de contestation, notamment à Metz, Vesoul et Sochaux. À Vesoul, où l’activité d’assemblage de moteurs doit être transférée vers Poissy, un rassemblement matinal a réuni moins d’une dizaine de personnes, mais une seconde mobilisation était prévue en fin de journée. Près de deux cents emplois ouvriers seraient concernés dans cette localité.

En milieu de journée, les chaînes de production fonctionnaient normalement sur l’ensemble des sites du groupe, selon la direction.

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