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Le Scouarnec reconnaît sa responsabilité dans la mort de deux victimes : un aveu glaçant au procès


L’ancien chirurgien, jugé pour des agressions sexuelles sur 299 patients, assume enfin son rôle dans le destin tragique de deux jeunes hommes, tout en rejetant toute perspective de liberté future.
Debout dans le box des accusés, vêtu d’un pull noir et d’une chemise beige, Joël Le Scouarnec a répondu avec froideur aux ultimes questions de la cour. D’une voix monocorde, l’homme de 74 ans a admis être « responsable » de la mort de deux de ses victimes, dont les visages ont été projetés lors de l’audience. Mathis Vinet, décédé d’une overdose en 2021, et un autre jeune homme retrouvé pendu en 2020, avaient tous deux subi ses agressions alors qu’ils étaient enfants. « Ils sont morts : j’en suis responsable », a-t-il déclaré, sans émotion apparente.
Interrogé sur une éventuelle libération, l’ancien médecin a répondu par un « non » catégorique, avant d’ajouter : « Je ne peux plus me regarder de la même façon. » Bien qu’il affirme avoir « remis en question » ses actes au cours du procès, il reconnaît que le risque de récidive existe. « Rien ne permet d’envisager ce que je serai dans l’avenir », a-t-il souligné, laissant planer un doute sur sa dangerosité persistante.
Malgré ses déclarations, la sincérité de Le Scouarnec reste mise en cause. Les parties civiles ont pointé du doigt ses excuses répétitives, presque mécaniques, adressées aux victimes. L’accusé s’en est défendu en insistant : « Ce n’est pas une machine qui s’exprime, c’est moi, l’être humain. » Pourtant, son ton s’est durci lorsque les experts psychiatres ont été évoqués, qualifiant leurs analyses de « dissection insupportable ».
L’audience a également révélé des éléments troublants. L’ex-chirurgien a reconnu des violences sexuelles sur sa petite-fille, un fait révélé en plein procès. « Pourquoi me pardonneraient-ils d’avoir souillé leur corps ? » a-t-il lancé, semblant accepter l’idée d’une condamnation sans appel.
Le verdict, attendu pour le 28 mai, pourrait sceller le sort de cet homme qui décrit la prison comme une « libération ». Une ironie cruelle pour les centaines de victimes dont les vies ont été brisées par ses actes.





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