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Le Royaume-Uni enregistre une année historique de chaleur et d’ensoleillement

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Les données officielles pour l’année 2025 confirment une tendance lourde, attribuée par les scientifiques aux effets du changement climatique.

L’agence météorologique britannique, le Met Office, a publié des chiffres établissant l’année 2025 comme la plus chaude jamais mesurée dans le pays depuis le début des relevés en 1884. La température moyenne annuelle a atteint 10,09 degrés Celsius, dépassant le précédent record établi en 2022. Cette année se distingue également par un ensoleillement exceptionnel, avec un total d’heures de soleil jamais égalé depuis 1910.

L’analyse révèle une accélération nette du réchauffement. Quatre des cinq dernières années figurent désormais parmi les cinq plus chaudes de l’histoire climatique du Royaume-Uni. L’ensemble des dix années les plus chaudes ont été enregistrées au cours des deux dernières décennies, une concentration temporelle que les experts interprètent comme un signal clair de l’influence des activités humaines sur le climat.

La particularité de l’année écoulée réside dans la persistance de températures élevées sur presque tous les mois, à l’exception de janvier et septembre. Cette chaleur constante a été particulièrement marquée au printemps et en été, saisons ayant connu plusieurs épisodes caniculaires. Les conséquences ont été multiples, avec une sécheresse printanière record en Angleterre ayant entraîné une multiplication des incendies de végétation et conduit les autorités à déclarer une situation de pénurie d’eau d’importance nationale dans certaines régions.

Les impacts sur la population et les infrastructures se sont fait sentir. Une proportion significative des foyers, souvent mal adaptés à de fortes chaleurs, a rencontré des difficultés à maintenir des conditions de vie supportables durant l’été. Les projections des climatologues, notamment celles du Comité sur le changement climatique, anticipent une aggravation de ces phénomènes extrêmes, comme les sécheresses, les inondations ou les vagues de chaleur, dans les décennies à venir.

Les scientifiques soulignent que ces records annuels s’inscrivent dans la trajectoire prévue par les modèles climatiques tenant compte de l’augmentation des gaz à effet de serre. Ils rappellent que seule une réduction rapide et profonde des émissions, visant la neutralité carbone, permettra de limiter l’amplitude future de ces bouleversements et leurs conséquences sociétales.

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