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Le Parlement s’attaque aux géants de la mode à tout prix

La loi contre l’ultra fast fashion est adoptée. Objectif freiner Shein, Temu et consorts avec des amendes qui grimpent et une interdiction de publicité.

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Le Parlement s'attaque aux géants de la mode à tout prix

La loi contre l’ultra fast fashion est adoptée. Objectif freiner Shein, Temu et consorts avec des amendes qui grimpent et une interdiction de publicité.

C’est une première en France. Lundi 29 juin, le Parlement a validé une proposition de loi qui cible directement le business des vêtements jetables à bas coût. Le texte s’attaque aux entreprises comme Shein, Temu ou AliExpress, accusées de noyer le marché avec des volumes gigantesques de produits à prix cassés. Le ministre du Commerce a résumé l’ambition viser fort et juste pour protéger l’emploi français face à ce qu’il appelle un modèle économique fondé sur l’accumulation et la rotation permanente.

Concrètement, la loi repose sur deux critères pour définir l’ultra fast fashion. D’abord la largeur de la gamme autrement dit le nombre de vêtements mis en vente. Ensuite l’incitation à réparer ce qui se calcule en comparant le prix du produit avec le coût de sa réparation. Si une marque pousse à jeter plutôt qu’à recoudre elle est dans le viseur. Les sanctions sont progressives un malus financier par article qui pourra atteindre 20 euros en 2030. Une partie de cet argent servira à financer les infrastructures de collecte et de recyclage.

La mesure la plus spectaculaire reste l’interdiction de la publicité pour ces marques. Fini les influenceurs qui vantent des robes à cinq euros. Les plateformes devront aussi afficher un message sur leur site pour encourager la sobriété le réemploi et la réparation. Mais ce volet pourrait buter sur le droit européen. La Commission européenne a déjà exprimé des réserves et pourrait bloquer cette interdiction. La députée à l’origine du texte assure que la loi ne contrevient pas aux règles de l’Union. Reste à savoir si les juges européens seront du même avis. En attendant le signal est clair la course aux prix les plus bas a désormais un prix à payer.

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