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Le dur chemin de Léon Marchand vers les sommets européens

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À quelques mois des championnats d’Europe en France, le nageur français dévoile l’intensité de son quotidien texan et la rigueur de sa préparation.

Dans un entretien accordé à France Info et l’AFP, le champion olympique Léon Marchand lève le voile sur ses séances d’entraînement à Austin, au Texas, où il se prépare pour les échéances estivales. Le nageur de 24 ans, qui n’a encore jamais participé à des championnats d’Europe seniors, espère accumuler les titres lors de la compétition prévue en août au Centre aquatique olympique de Saint-Denis. Avant cela, il devra passer par les championnats de France à Saint-Étienne, du 27 juin au 2 juillet, pour obtenir sa qualification. Cette compétition marquera son retour en France depuis les Jeux olympiques de Paris 2024, lui qui avait été dispensé des championnats nationaux l’an dernier avant les Mondiaux de Singapour.

Le programme d’entraînement de Marchand, sous la houlette de son célèbre entraîneur Bob Bowman, s’est intensifié ces dernières semaines. « C’est un peu la première fois que le mois de mars est aussi difficile, en termes de volume, d’intensité et de difficulté à enchaîner vraiment les séances », confie-t-il. Avec neuf séances hebdomadaires dans l’eau et trois séances de musculation, le rythme est soutenu. Le nageur illustre cette charge de travail par un exemple concret : une série de 72 longueurs de 50 mètres en grand bassin, alternant crawl et papillon, avec des départs toutes les 40 à 45 secondes. « Tu touches le mur à peu près 30 secondes si tu as plutôt bien nagé, et tu as 10 secondes pour repartir, et ça 72 fois », détaille-t-il.

En dehors de l’eau, la vie du quadruple champion du monde, récemment diplômé en ingénierie informatique, est volontairement calme. « Je suis plus dans mes passions qu’autre chose, donc je fais beaucoup de piano en ce moment, je regarde des séries, des films… Mais j’ai une vie assez ennuyeuse, parce qu’en dehors de l’entraînement, malheureusement, on n’a pas d’énergie », explique-t-il. Entre ses apparitions aux côtés des Bleus du football à Boston ou avec son voisin texan Victor Wembanyama, le nageur gère également sa carrière professionnelle, un équilibre délicat entre efforts intenses et récupération.

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