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La mère de Philippine se confie sur l’impossible adieu

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Un an après la mort de sa fille, Blandine de Carlan évoque avec une douleur intacte les moments insoutenables qui ont suivi la découverte du corps et dénonce les manquements des institutions.

La mère de Philippine, jeune femme de 19 ans retrouvée sans vie dans le bois de Boulogne en septembre dernier, a accepté de revenir sur les circonstances dramatiques entourant la découverte de sa fille. Elle décrit une scène où les forces de l’ordre l’ont tenue à distance, l’empêchant physiquement et symboliquement d’accomplir un dernier geste maternel.

« J’ai voulu la voir, la sortir de terre, la bercer une ultime fois », confie-t-elle, la voix empreinte d’une gravité qui transcende la colère. Si elle reconnaît la nécessité du protocole judiciaire, notamment pour préserver les preuves, elle souligne le choc d’avoir été éloignée du corps de son enfant sans ménagement.

Au-delà de ce moment particulièrement brutal, Blandine de Carlan pointe des défaillances systémiques. Le suspect principal, déjà connu pour des agressions sexuelles et des vols, était supposé être sous assignation à résidence au moment des faits. Elle estime que des négligences ont facilité la tragédie.

Un an après, la procédure judiciaire suit son cours, mais la famille attend toujours une date de procès. L’expertise psychiatrique du mis en examen a conclu à une dangerosité extrême, confirmant la nécessité d’une prise en charge pénale et médicale rigoureuse.

Pour la mère de Philippine, le combat dépasse désormais le cadre strict du dossier. Elle souhaite que son témoignage contribue à une meilleure protection des victimes et à une application plus stricte des mesures de contrôle des individus jugés à risque.

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