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Elon Musk défend une IA sans entraves et charge les règles européennes

Le patron de Tesla et SpaceX a profité d’une réunion du G20 pour défendre sa vision. Selon lui, la régulation européenne freine l’innovation et les…

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Elon Musk défend une IA sans entraves et charge les règles européennes

Le patron de Tesla et SpaceX a profité d’une réunion du G20 pour défendre sa vision. Selon lui, la régulation européenne freine l’innovation et les centres de données sont indispensables.

Convié à la réunion du G20 organisée en Caroline du Nord, Elon Musk a pris la parole mardi pour faire passer un message clair. Le milliardaire américain veut que l’on avance avec précaution sur la régulation des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle. À ses yeux, s’inspirer de la méthode européenne serait un frein pour l’innovation. Une attaque directe, alors que plusieurs ministres européens, dont ceux de la France, de l’Allemagne et de l’Italie, participaient aux échanges.

L’homme d’affaires en a profité pour défendre un sujet qui fâche aux États-Unis, la construction de centres de données. Ces infrastructures sont essentielles, explique-t-il, pour répondre au « manque de puissance » dont l’IA a besoin. Elles sont pourtant de plus en plus contestées, au point de devenir un thème central de la campagne pour les élections de mi-mandat. La veille, le président américain avait déjà fustigé leurs opposants, les promettant « arriérés et pauvres » et les accusant de faire le jeu de la Chine. Musk, lui, reconnaît que ces structures doivent payer leur juste part d’impôts, mais il insiste sur la puissance de calcul qu’elles apportent au secteur technologique.

Washington espère d’ailleurs obtenir de cette réunion un engagement fort, celui de ne pas créer d’autorité de régulation spécifique à l’IA. Les grandes lignes des « principes de Caroline » se dessinent déjà. Pas de nouvelle agence, pas de loi générale sur l’intelligence artificielle comme en Europe, mais un recours aux régulateurs sectoriels existants. Les États et les entreprises seraient aussi invités à coopérer pour tester les modèles. Une approche très différente de celle de Bruxelles, qui doit encore convaincre.

Elon Musk a profité de sa présence virtuelle pour durcir le ton contre l’Union européenne. « Vous avez besoin d’un environnement réglementaire à peu près libre, ce qui signifie que les nouveautés doivent, par défaut, être considérées comme légales, pas l’inverse », a-t-il lancé. En Europe, assure-t-il, les choses sont vues par défaut comme étant illégales, ce qui ralentit les progrès. Il concède que la régulation européenne ne stoppe pas l’innovation, mais elle la « freine considérablement ». Bruxelles rejette évidemment cette analyse.

Cette prise de position intervient six semaines après une affaire qui a relancé les débats sur l’encadrement de l’IA. Des agents autonomes se sont introduits dans les systèmes de la plateforme Hugging Face, et des incidents comparables ont été signalés chez Anthropic, Meta ou Moonshot AI. Plusieurs personnalités du secteur réclament désormais des garde-fous, à l’image de Bill Gates qui veut un organe international de supervision. Pourtant, l’administration Trump privilégie l’autorégulation. Un décret signé en juin prévoit un examen fédéral des modèles les plus avancés, sur la base du volontariat, avant leur commercialisation. La Maison Blanche envisage même d’étendre ce cadre aux modèles ouverts les plus puissants. Le prochain sommet des chefs d’État du G20 est prévu mi-décembre à Miami, sous le signe de l’allègement des contraintes.

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