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Crues: la solidarité s’organise, les recherches se poursuivent dans l’arrière-pays niçois

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Eau, nourriture pour bébé, aliments, médicaments…: une dizaine de tonnes de produits de première nécessité étaient acheminées lundi matin dans les vallées de l’arrière-pays niçois où les recherches se sont poursuivies pour tenter de retrouver des victimes après les crues meurtrières de vendredi.

« Là-haut, il n’y a plus rien », a expliqué Philippe Pradal, président délégué de la métropole Nice Côte d’Azur, au départ de camions vers les zones les plus isolées depuis la catastrophe.

Grâce à des pistes provisoires, une dizaine de camions devaient transporter des produits essentiels dans une dizaine de communes de l’arrière-pays niçois.

Dans le même temps, plus de 950 pompiers et une douzaine d’hélicoptères étaient toujours mobilisés pour aider les populations frappées par les pluies exceptionnelles de vendredi qui ont fait au moins quatre morts en France et en Italie. Emmanuel Macron devrait se rendre en milieu de semaine sur les lieux, a annoncé l’entourage du chef de l’Etat.

Côté français, huit personnes étaient toujours « disparues » et douze autres « recherchées », ont indiqué lundi matin les pompiers des Alpes-Maritimes. « Les recherches pour retrouver des personnes disparues se poursuivent tout comme le déblaiement pour tenter de rétablir les voies d’accès », ont-il ajouté.

Des maisons entières ont été réduites en miettes par les coulées de boue, l’asphalte des routes a été broyé, des ponts engloutis et de nombreux équipements détruits vendredi. Avec la destruction des routes départementales, l’accès des secours auprès des sinistrés est rendu très difficile.

Grâce aux pistes provisoires mises en place, les autorités espèrent pouvoir « multiplier rapidement les moyens mis à disposition de façon à rétablir au plus tôt, l’eau, l’assainissement, l’électricité –par des groupes électrogènes et les équipes d’Enedis– et enfin les télécommunications pour rompre cet isolement qui est très éprouvant psychologiquement et qui complique considérablement l’organisation de tous les secours qu’on doit leur apporter », a expliqué M. Pradal.

Rationnement des vivres

En revanche, dans l’arrière-pays de Menton, dans la vallée de la Roya, la route est accessible uniquement jusqu’à la commune de Breil-sur-Roya en faisant un détour par des cols. Quatre communes (Fontan, Saorge, La Brigue et Tende) et les hameaux dépendants étaient toujours inaccessibles par la route lundi en milieu de journée, a expliqué la communauté de communes de la Riviera française.

La route panoramique composée de nombreux ouvrages entre Breil-sur-Roya et le col de Tende souffre d’une cinquantaine de brèches: des trous se sont formés, des ponts et des tronçons de route ont disparu. « Chacun de ces villages est isolé, les moyens de communications ne fonctionnaient pas ce week-end », a poursuivi l’attachée de presse de la communauté de la commune.

A La Brigue et Tende, ainsi que dans les hameaux avoisinants, « plus de 2.500 personnes, dont des personnes malades, âgées ou handicapées » sont coupées du monde, selon la députée LREM de la circonscription Alexandra Valetta-Ardisson. « La nourriture va commencer à manquer » dans ces zones, s’inquiète la députée. A Saint-Delmas-de-Tende, le maire a dû réquisitionner le stock de la petite supérette du village.

Dans d’autres communes, les habitants s’organisent pour rationner les vivres: « A Fontan, ils ont trouvé un groupe électrogène et ils font pot commun pour la nourriture », raconte Mme Valetta-Ardisson.

Le bilan définitif des intempéries est encore loin d’être établi: les pompiers des Alpes-Maritimes évoquent deux morts, un retrouvé à Saint-Martin-Vésubie et un autre près de Vintimille en Italie. Côté italien, les autorités ont fait état en tout de trois morts, mais il n’était pas possible lundi de déterminer si l’une de ces trois victimes faisait partie du décompte annoncé côté français.

Par ailleurs, en Italie, quatre corps ont été retrouvés dimanche sur une plage de Ligurie. « Nous sommes en train de rassembler des éléments pour les identifier. Mais c’est difficile car ils ont été retrouvés nus et nous n’avons pas d’éléments d’identification. Nous sommes en contact avec les autorités françaises, car ces corps ne seraient pas originaires de Ligurie », a expliqué à l’AFP le garde-côte Giuseppe Semeraro, du port d’Imperia.

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Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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Bruno Martini, président de la Ligue nationale de handball, condamné à un an de sursis pour « corruption de mineur »

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Bruno Martini, président de la Ligue nationale de handball, condamné à un an de sursis pour « corruption de mineur »

Son avocat a confirmé cette condamnation à la suite d’une enquête ouverte en 2020 après la plainte d’un adolescent de 13 ans. Un comité directeur exceptionnel de la ligue s’est réuni « en urgence ».

Un juge du tribunal judiciaire de Paris a validé ce mercredi 25 janvier la condamnation de Bruno Martini, l’ancien gardien de but de l’équipe de France de handball, à une peine d’un an de prison avec sursis pour des faits de corruption de mineur qu’il a reconnus, a indiqué son avocat, Me Elie Dottelonde.

Lors d’une audience de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, l’actuel président de la Ligue nationale de handball (LNH) a également reconnu des faits d’enregistrement d’images pédopornographiques, selon l’avocat.

Cette sanction comprend aussi 2 500 € d’amende et 5 ans d’interdiction d’exercer une activité impliquant un contact avec des mineurs, d’après le conseil.

« On essaie de le faire passer pour un monstre, mais le procureur, en proposant une CRPC, a montré qu’il estimait que M. Martini ne représentait pas un danger » ni qu’il serait « détraqué », a souligné Me Dottelonde, remarquant qu’aucune obligation de soins n’avait été prononcée.

Bruno Martini était également soupçonné de tentative d’atteinte sexuelle mais ces faits n’ont pas été retenus contre lui, a insisté Me Dottelonde.

Au vu des photos du mineur avec qui il a été en contact sur Snapchat, « il ne pouvait pas savoir que le mineur avait moins de quinze ans », a affirmé l’avocat.

La Ligue (LNH) a indiqué dans un communiqué « qu’une éventuelle condamnation conduirait de droit à une impossibilité d’exercice de la fonction » de président. La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra s’est dite « profondément choquée » en apprenant les faits et a « pleinement confiance » dans la LNH pour prendre les décisions appropriées.

Visé par une enquête depuis juin 2020 après la plainte d’un adolescent de 13 ans, Bruno Martini, 52 ans, a été interpellé lundi à Paris et placé en garde à vue, avant d’être déféré en vue d’une CRPC mercredi.

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Gérald Darmanin accusé de viol : le non-lieu confirmé en appel

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Gérald Darmanin accusé de viol : le non-lieu confirmé en appel

Sophie Patterson-Spatz accuse le ministre de l’intérieur de lui avoir demandé une relation sexuelle en échange de son soutien dans une affaire judiciaire. Elle compte se pourvoir en cassation.

La cour d’appel de Paris a confirmé mardi le non-lieu rendu en juillet dernier au bénéfice du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, accusé par Sophie Patterson-Spatz de l’avoir violée en 2009, a appris l’AFP de sources proches du dossier.

Le procureur général de Paris Rémy Heitz a confirmé dans un communiqué le sens de cette décision de la chambre de l’instruction qui vient éclaircir un peu plus l’horizon politique de Gérald Darmanin en mettant un terme à ce dossier très sensible qui le vise depuis 2017.

Les accusations de viol ne sont pas « mensongères »

Lors d’une audience à huis clos le 13 décembre, en l’absence des deux principaux protagonistes, le parquet général avait requis la confirmation du non-lieu.

Dans ses réquisitions écrites consultées par l’AFP, le ministère public écartait « l’hypothèse d’accusations mensongères ou malveillantes » de Sophie Patterson-Spatz, mais estimait qu’« il ne peut être considéré qu’(elle) n’a pas consenti à l’acte sexuel ».

L’avocate de la plaignante, Me Élodie Tuaillon-Hibon, évoquait au contraire un « viol par surprise » et un rapport sexuel « extorqué », « ni libre, ni consenti ». L’avocate avait dit son souhait d’avoir « enfin droit à un peu de justice », car « les éléments à charge pour le viol sont présents dans le dossier »

Les avocats du ministre de l’Intérieur, Mes Pierre-Olivier Sur et Mathias Chichportich, devaient réagir dans la journée, tout comme Me Élodie Tuaillon-Hibon.

Sophie Patterson-Spatz, 50 ans, a déposé une première plainte pour viol contre Gérald Darmanin au printemps 2017, pour des faits qui se seraient produits à Paris en 2009.

En 2009, la plaignante s’était adressée à Gérald Darmanin, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP (devenu LR depuis), pour obtenir un appui alors qu’elle souhaitait faire réviser une condamnation de 2005 pour chantage et appels malveillants à l’égard d’un ex-compagnon.

Selon elle, il lui avait fait miroiter lors d’une soirée son possible appui via une lettre qu’il s’engageait à rédiger auprès de la Chancellerie, et avait demandé en échange une relation sexuelle.

La plaignante et le ministre reconnaissent tous les deux un rapport sexuel. Mais Sophie Patterson-Spatz estime avoir été contrainte de «  passer à la casserole » avec Gérald Darmanin quand celui-ci, alors âgé de 26 ans, lui aurait dit : «  Vous aussi, il va falloir m’aider ».

De son côté, le ministre de l’Intérieur affirme avoir «  cédé aux charmes » d’une plaignante «  entreprenante ».

Après des enquêtes classées à trois reprises et des démêlés procéduraux, Sophie Patterson-Spatz avait obtenu à l’été 2020 la désignation d’une juge d’instruction pour examiner ses accusations. Gérald Darmanin avait été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté fin 2020.

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