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Girmay vide son sac avant le Grand Départ

Le sprinteur érythréen, maillot vert du Tour 2024, n’a pas fait dans la dentelle en conférence de presse. À deux jours de s’élancer de Barcelone avec NSN…

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Girmay vide son sac avant le Grand Départ

Le sprinteur érythréen, maillot vert du Tour 2024, n’a pas fait dans la dentelle en conférence de presse. À deux jours de s’élancer de Barcelone avec NSN, il a taclé son ancienne équipe… et même ses pneus.

Biniam Girmay n’est pas du genre à mettre des gants. En 2024, il avait fait le show sur le Tour de France, décrochant trois étapes et le maillot vert. Mais en 2025, le compteur est resté bloqué à zéro. Zéro victoire, aucune sur la Grande Boucle, cinq fois deuxième dans les sprints. Une saison à oublier. Résultat, l’hiver dernier, il a claqué la porte d’Intermarché-Wanty pour rejoindre NSN. Et visiblement, il ne regrette rien.

Ce jeudi, à Barcelone, ville où son équipe a ses bases et d’où partira le Tour, Girmay s’est présenté face aux médias aux côtés d’Andres Iniesta, co-propriétaire de NSN et légende du Barça. Le sprinteur de 26 ans a lâché une bombe. Il assure qu’en 2026, ses coéquipiers sont enfin à la hauteur. « J’ai des coéquipiers plus forts, un meilleur soutien dans le sprint, a-t-il asséné. Contrairement aux trois dernières années, nous avons des gars vraiment performants. » Du lourd. Il a même cité son nouveau train, avec Jake Stewart, Lewis Askey, Tom Van Asbroeck et Matis Louvel. L’ambition est claire : gagner une étape et viser à nouveau le maillot vert.

Il n’a pas oublié les détails techniques. L’an passé, chez Intermarché, il roulait avec des pneus Hutchinson. Cette année, chez NSN, il chausse du Continental. Et pour Girmay, la différence est énorme. « Les pneus, c’est le contact avec la route. C’est primordial. Je n’avais pas les meilleurs l’an dernier, a-t-il expliqué. Maintenant, j’en ai de bons, et mes résultats le montrent. » Depuis son arrivée chez NSN, il a déjà glané trois succès en 2026. Un départ tonitruant.

Et si la météo s’en mêle, Girmay pourrait bien faire des ravages. En 2024, le départ en Italie avait offert des étapes caniculaires, un terrain idéal pour lui. « La chaleur affecte plus les coureurs lourds que moi, j’avais bien supporté, se souvient-il. Avec le départ à Barcelone, j’espère retrouver cet avantage. Le tracé de cette année pourrait me permettre de réaliser mes meilleurs sprints. » À lui de prouver que ses mots ne sont pas en l’air. Le Tour s’élance samedi, et Girmay semble plus affûté que jamais.

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