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Xi Jinping débarque au Caire pour sauver ses intérêts au Moyen-Orient

Le président chinois est arrivé en Egypte pour la première fois en dix ans. Il veut s’appuyer sur Le Caire alors que la guerre et les sanctions…

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Xi Jinping débarque au Caire pour sauver ses intérêts au Moyen-Orient

Le président chinois est arrivé en Egypte pour la première fois en dix ans. Il veut s’appuyer sur Le Caire alors que la guerre et les sanctions américaines compliquent ses affaires.

Xi Jinping est arrivé au Caire pour une visite de deux jours. Une première depuis dix ans. Le président chinois a été accueilli par Abdel Fattah al-Sissi, dans un Moyen-Orient secoué par une guerre qui dure depuis sept mois. Les Etats-Unis ont récemment averti les pays qui continuent de commercer avec Téhéran qu’ils risquaient d’être exclus du système financier occidental. Pékin, grand partenaire de l’Iran, notamment pour le pétrole, est directement concerné.

Face à cette menace, la Chine cherche des appuis. Et Le Caire a tout pour plaire. L’Egypte entretient des liens avec Washington, reçoit une aide militaire américaine depuis longtemps, mais joue aussi les médiateurs dans le conflit régional. Des analystes expliquent que Pékin voit dans le Caire un acteur stratégique influent, capable d’offrir un accès politique et un levier diplomatique dans une zone où le géant asiatique veut peser davantage. En clair, la Chine veut utiliser l’Egypte pour gérer les affaires de la région.

Cette visite n’est pas anodine. Elle intervient après des exercices militaires conjoints en août, et alors que Xi Jinping doit se rendre aux Etats-Unis ce mois-ci. Le roi de Jordanie, autre pays pris dans la tourmente, s’est d’ailleurs récemment rendu à Pékin. Au programme des discussions entre Xi et Sisi, des sujets sensibles comme l’Iran, le détroit d’Ormuz, la mer Rouge et Gaza. Des accords sur l’intelligence artificielle, les centres de données et la zone économique du canal de Suez sont attendus.

Pour l’Egypte, l’objectif est clair. Il ne s’agit pas de tourner le dos à Washington, ni de s’aligner totalement sur Pékin. Mais de gagner une marge de manœuvre pour défendre ses propres intérêts. Des chercheurs résument cette stratégie par une expression, l’autonomie stratégique. Pendant ce temps, la Chine, qui affiche un important excédent commercial avec l’Egypte, continue de multiplier les partenariats énergétiques et les investissements. Le président chinois a d’ailleurs écrit dans un journal égyptien qu’il espérait renouer les liens d’amitié et définir un nouveau plan d’action pour approfondir le partenariat stratégique entre les deux pays.

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