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Trump annonce une réunion inédite avec l’Iran, Téhéran jure que non

Les deux pays viennent de stopper leurs attaques, mais le président américain affirme que l’Iran a demandé une discussion au Qatar. Téhéran dément et la…

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Trump annonce une réunion inédite avec l’Iran, Téhéran jure que non

Les deux pays viennent de stopper leurs attaques, mais le président américain affirme que l’Iran a demandé une discussion au Qatar. Téhéran dément et la tension autour du détroit d’Ormuz reste explosive.

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a lâché une bombe en début de semaine. Selon lui, l’Iran aurait réclamé une rencontre. Elle se tiendrait dès le lendemain à Doha, la capitale du Qatar. La Maison Blanche a renchéri en annonçant l’envoi des émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner dans la région pour des discussions de haut niveau. Un diplomate a même confirmé à l’AFP que des équipes techniques échangeraient prochainement pour désamorcer les incidents.

Pourtant, le ministère des Affaires étrangères iranien a rapidement coupé court aux espoirs. Il a qualifié ces annonces d’informations incorrectes, sans plus de détails. Cette contradiction illustre les relations explosives entre les deux puissances. Alors que les frappes ont cessé après la signature d’un accord mi-juin, le moindre geste diplomatique est scruté. Mais derrière les déclarations, la méfiance reste totale. Le détroit d’Ormuz est au centre du jeu.

Ce passage maritime stratégique a vu son trafic chuter ce week-end. Seuls 29 navires samedi puis 12 dimanche ont franchi la zone, selon la société Kpler. Une baisse nette après deux attaques contre des bateaux. L’Iran affirme que l’époque du passage gratuit est révolue. Il menace tout navire qui tenterait de contourner l’itinéraire imposé. En représailles aux frappes américaines, Téhéran a visé le Koweït et Bahreïn. Et avec Oman, l’Iran envisage de taxer le transit, une idée contraire aux conventions maritimes internationales que Téhéran n’a pas ratifiées.

Au Liban, la flamme ne s’éteint pas non plus. Malgré un accord trilatéral signé le 27 juin à Washington, Israël a continué ses frappes ce week-end. Une personne a été tuée samedi, deux blessées dimanche. L’accord prévoit qu’Israël occupe le sud du Liban jusqu’à ce que le Hezbollah rende les armes. Une exigence que Beyrouth peine à appliquer. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, rejette cet accord et menace de défendre son pays. Plus de 4 200 personnes sont déjà mortes depuis mars. La guerre au Moyen-Orient est loin d’être finie.

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