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Trois gendarmes abattus dans le Puy-de-Dôme : les plaintes pour négligence classées sans suite
La justice a clos sans poursuites les plaintes déposées par les familles de trois gendarmes tués en 2020 lors d’une intervention à Saint-Just, estimant qu’aucune faute pénale n’était établie à l’encontre de leur hiérarchie.
Le parquet de Cusset, dans l’Allier, a annoncé mardi avoir classé sans suite les plaintes visant la hiérarchie des trois militaires, décédés dans la nuit du 22 au 23 décembre 2020. Ce soir-là, une patrouille de quatre gendarmes s’était rendue au domicile d’un couple pour des violences conjugales. L’homme, lourdement armé, s’était retranché chez lui et avait ouvert le feu sur les forces de l’ordre, tuant trois d’entre eux et blessant gravement le quatrième. Agé de 48 ans, il s’était ensuite donné la mort.
L’enquête de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, diligentée après les faits, n’a pas révélé de violation manifeste des obligations de sécurité ou de prudence, a précisé la procureure Françoise Audran dans un communiqué. Elle a également écarté toute maladresse, imprudence ou négligence caractérisée. Les infractions d’homicide involontaire et de mise en danger de la vie d’autrui n’étant pas constituées, le dossier a été clos.
La procédure pénale pour homicide s’était éteinte avec le décès de l’auteur des tirs. En 2022, les proches des gendarmes avaient porté plainte contre X, estimant que leur hiérarchie ne leur avait pas communiqué l’information selon laquelle l’individu était lourdement armé, et qu’aucune consigne d’attendre le GIGN n’avait été donnée. Leurs avocats dénoncent une décision injuste. L’un d’eux, Gilles-Jean Portejoie, a confié à l’AFP que les familles étaient effondrées et se sentaient abandonnées par la justice. Il affirme que deux rapports de l’IGGN pointent des manquements graves et des dysfonctionnements au sein de l’institution, sans toutefois les détailler.
Les trois familles entendent déposer une nouvelle plainte pour homicide involontaire, cette fois avec constitution de partie civile, auprès de la doyenne des juges d’instruction de Cusset. Cette démarche vise à relancer l’enquête en s’appuyant sur les éléments que les avocats estiment accablants pour la gendarmerie.
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