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Permis de cueillette obligatoire face aux tensions sur les terres privées

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Dans le Sud-Ouest, la ruée automnale vers les cèpes génère des conflits croissants entre propriétaires forestiers et cueilleurs, poussant certaines communes à réglementer strictement l’accès aux bois.

La traditionnelle quête des cèpes dans le Sud-Ouest de la France donne lieu à des situations de plus en plus conflictuelles. Plusieurs municipalités, notamment dans le Tarn-et-Garonne, ont décidé d’instaurer un système de permis de cueillette pour répondre aux nombreuses plaintes des propriétaires forestiers confrontés à des intrusions répétées sur leurs parcelles privées.

À Vaïssac, où un marché spontané voit le jour à chaque poussée fongique, les transactions atteignent des sommes significatives pour les précieux champignons. Les autorités locales insistent sur le fait que seuls les propriétaires sont autorisés à vendre leur récolte, afin d’éviter tout commerce illicite ou vol. Des habitants expriment leur exaspération face aux incursions quotidiennes sur leurs terrains, certains ayant hérité ces parcelles familiales depuis des générations.

Cette problématique dépasse les frontières du département. Dans les Hautes-Pyrénées, la commune de Caixon a pris les devants dès 2015 en mettant en place un permis annuel de cueillette. Face à l’afflux massif de véhicules et aux tensions persistantes, le système repose sur une carte colorée à apposer sur le pare-brise, renouvelée chaque année contre une modique contribution. Les gardes vérifient sur le terrain le respect de cette réglementation, privilégiant dans un premier temps la pédagogie auprès des contrevenants.

Les résultats semblent concluants, avec une nette amélioration de la coexistence entre cueilleurs et propriétaires. Les habitants peuvent désormais pratiquer leur activité dans un climat apaisé, sans crainte de se faire dérober leur récolte. Rappelons que la cueillette reste libre dans les forêts communales, sous réserve d’une limite quantitative raisonnable fixée à cinq litres par personne et par jour.

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