Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Le ministre iranien des Affaires étrangères reçu par Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg

Article

le

Le chef de la diplomatie iranienne poursuit sa tournée diplomatique pour consolider des appuis dans le conflit qui oppose Téhéran à Washington, après l’échec d’une rencontre directe avec des émissaires américains.

Vladimir Poutine a accueilli lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, arrivé dans la matinée à Saint-Pétersbourg. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une intense campagne diplomatique menée par Téhéran pour renforcer ses soutiens internationaux, moins de trois semaines après le cessez-le-feu intervenu au terme de quarante jours d’affrontements avec Israël, allié des États-Unis. La Russie demeure l’un des principaux alliés de la République islamique, comme l’a souligné l’ambassadeur d’Iran à Moscou, Kazem Jalali, en évoquant un « front uni » face aux « forces hégémoniques mondiales ».

Avant de se rendre en Russie, M. Araghchi avait multiplié les étapes au Pakistan et à Oman. Arrivé vendredi à Islamabad, il s’est entretenu avec le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et le Premier ministre Shehbaz Sharif, avant de rejoindre le sultanat d’Oman pour un entretien avec le sultan Haitham ben Tariq. Les discussions ont notamment porté sur la sécurité du détroit d’Ormuz, soumis à un double blocus iranien et américain, et par lequel transitaient avant le conflit 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Le ministre iranien a également échangé par téléphone avec son homologue turc Hakan Fidan.

Ces efforts diplomatiques interviennent alors que les tentatives de reprise des négociations, esquissées début avril à Islamabad, ont échoué face à l’intransigeance affichée par Téhéran. Donald Trump a annulé samedi le déplacement prévu au Pakistan de son gendre Jared Kushner et de son envoyé spécial Steve Witkoff. Le président américain a déclaré que son administration ne mènerait plus de négociations directes avec l’Iran, tout en laissant la porte ouverte à un contact par téléphone. Il s’est dit confiant dans une issue rapide et favorable du conflit.

Sur le plan militaire, le commandement américain pour le Moyen-Orient a annoncé l’interception en mer d’Arabie d’un navire sous sanctions transportant des produits énergétiques iraniens, qui a ensuite été escorté vers l’Iran. Trente-sept navires auraient été redirigés depuis le début du blocus américain des ports iraniens. En réponse, le commandement des forces armées iraniennes a menacé les États-Unis d’une riposte militaire, dénonçant des actes de « piraterie ». Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la sécurité maritime est prévue lundi soir à New York.

Au Liban, le bilan des frappes israéliennes dans le sud du pays s’est alourdi avec quatorze morts, dont deux enfants, et trente-sept blessés, selon le ministère de la Santé. Il s’agit du bilan quotidien le plus élevé depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu il y a neuf jours. L’armée israélienne a fait état de la mort d’un soldat et de six blessés lors de combats au Liban. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le Hezbollah pro-iranien se sont mutuellement accusés de violer la trêve, dont la prolongation pour trois semaines a été annoncée jeudi par Donald Trump. Depuis le 2 mars, plus de 2 500 personnes ont été tuées au Liban dans le cadre des opérations israéliennes, et au moins trente-six depuis le cessez-le-feu du 17 avril.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus