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Donald Trump reçoit Charles III à Washington après une fusillade lors d’un gala de la presse

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Le souverain britannique entame une visite d’État aux États-Unis dans un climat diplomatique tendu, marqué par une attaque armée survenue en marge d’un dîner présidentiel et par des désaccords sur le conflit iranien.

Le roi Charles III et la reine Camilla sont arrivés ce lundi à Washington pour une visite d’État de quatre jours, programmée pour célébrer le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Ce déplacement intervient dans un contexte particulièrement troublé, quelques heures seulement après qu’un individu armé a tenté de pénétrer dans un dîner de gala auquel participait le président Donald Trump. Un porte-parole du palais de Buckingham a confirmé dimanche que le voyage se déroulerait comme prévu, malgré cet incident. Le président républicain, qui ne cache pas son admiration pour la monarchie britannique, s’est félicité de cette confirmation. Dans un entretien accordé à Fox News, il a qualifié le roi de « mec super » et a salué son courage face à la maladie, ajoutant qu’il représentait son pays comme nul autre. Charles III s’était dit « très soulagé » d’apprendre que Donald Trump était sorti indemne de l’attaque, survenue lors du dîner annuel des correspondants à la Maison Blanche.

Le programme de cette visite, qui fait suite à l’accueil fastueux réservé au président américain au Royaume-Uni l’an dernier, a suscité un « immense enthousiasme » de la part de Donald Trump, selon l’ambassadeur britannique à Washington. Ce lundi, le couple présidentiel recevra ses hôtes pour un thé suivi d’une visite des ruches de la Maison Blanche. Mardi, journée la plus protocolaire, débutera par une cérémonie d’accueil militaire. Donald Trump et Charles III s’entretiendront dans le Bureau ovale, tandis que leurs épouses participeront à un événement consacré à l’éducation et à l’intelligence artificielle. Le souverain devrait prononcer un discours devant le Congrès américain, une première depuis celui d’Elizabeth II en 1991, où il pourrait appeler à relativiser les tensions actuelles en évoquant les deux siècles et demi de relations entre le Royaume-Uni et son ancienne colonie. En soirée, les deux couples se retrouveront pour un dîner de gala dans une salle de réception de la Maison Blanche, Donald Trump ayant une aversion marquée pour les structures temporaires habituellement montées dans les jardins.

Après un déplacement à New York mercredi, le roi et la reine se rendront au Mémorial des attentats du 11-Septembre. Ils verront une dernière fois Melania et Donald Trump jeudi, avant leur retour. Charles III devra veiller à ce que les crispations entre Londres et Washington ne viennent pas perturber cette mécanique bien huilée. L’exercice s’annonce délicat, tant le monarque doit composer avec les critiques au Royaume-Uni sur ce voyage impopulaire, tout en évitant de donner l’image d’une démarche humiliante visant à apaiser un président américain imprévisible. Donald Trump, bien que personnellement bien disposé envers le roi, est exaspéré par les réserves britanniques face à la guerre en Iran. Il a également ébranlé la « relation spéciale » transatlantique en attaquant l’armée et la marine britanniques, et en minimisant le tribut payé par les soldats britanniques en Afghanistan. En toile de fond, l’affaire Epstein et l’amitié passée du frère du roi, Andrew, avec le défunt pédocriminel, ajoutent une tension supplémentaire. Les observateurs guetteront la moindre allusion à ce scandale qui continue d’ébranler la monarchie britannique.

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