Culture
Le Festival d’Angoulême repense sa gouvernance face à la contestation
Face aux vives tensions provoquées par le choix de l’organisateur, l’institution emblématique de la bande dessinée revoit entièrement son processus de sélection pour apaiser les professionnels.
L’association propriétaire du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême a annoncé un changement profond dans la désignation de son futur organisateur. Cette décision intervient après que de nombreux auteurs et éditeurs eurent menacé de boycotter l’édition 2026, contestant la proposition initiale de rapprochement entre les deux derniers candidats en lice. L’actuel délégataire, 9eArt+, dont le contrat s’achève en 2027, ne sera pas reconduit au-delà de cette date.
L’association a rendu caduque les résultats du précédent appel à concurrence et constituera le 18 décembre un comité de pilotage rassemblant ses propres représentants, les financeurs publics et les professionnels du secteur. Cette instance aura pour mission de définir les orientations stratégiques du prochain appel d’offres, dont le résultat sera connu le 18 juin prochain.
Le directeur de 9eArt+, Franck Bondoux, a annoncé qu’il se mettrait en retrait des relations avec la profession jusqu’à l’échéance du contrat actuel, confiant cette interface à ses équipes opérationnelles pour les deux dernières éditions sous sa gestion. Il a exprimé l’espoir que cette décision contribuerait à apaiser les tensions.
La présidente de l’association FIBD, Delphine Groux, a pour sa part affirmé que sa démission n’était pas envisagée, estimant poursuivre son travail conformément à sa mission. Cependant, le maire d’Angoulême a critiqué le manque de concertation préalable avec les financeurs publics et les professionnels, soulignant que la résolution de la crise nécessitait davantage de dialogue que de simples communiqués.
Des représentants des auteurs, éditeurs et collectivités locales devaient se réunir jeudi soir pour identifier des issues possibles à cette crise institutionnelle, avant une nouvelle rencontre avec l’association prévue vendredi. Le festival, créé en 1974 et géré par 9eArt+ depuis 2007, traverse une période de turbulences accentuée par des accusations récentes concernant la gestion de l’actuel organisateur.
Cette situation rappelle les tensions de 2016, où les éditeurs avaient déjà menacé de boycotter l’événement sans réformes substantielles. Vingt-deux lauréats du Grand Prix, parmi les plus prestigieux noms de la bande dessinée, avaient récemment alerté sur les risques existentiels pesant sur le festival, illustrant l’ampleur des préoccupations sectorielles. La prochaine édition demeure programmée du 29 janvier au 1er février prochain.
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