Économie
Le Cambodge liquide une banque liée à un magnat de la cybercriminalité
_**Les autorités de Phnom Penh ont placé en liquidation l’établissement financier du groupe Prince, au lendemain de l’extradition vers la Chine de son fondateur, Chen Zhi, accusé par Washington de diriger un vaste réseau d’escroqueries en ligne.**_
La Banque centrale du Cambodge a annoncé la mise en liquidation de la Prince Bank, fondée par l’homme d’affaires d’origine chinoise Chen Zhi. L’institution financière se voit désormais interdire toute nouvelle activité bancaire. Les autorités monétaires précisent que les déposants conservent la possibilité de retirer leurs fonds, tandis que les emprunteurs demeurent tenus au remboursement de leurs crédits. Aucun afflux de clients n’a été observé jeudi devant les agences de l’établissement à Phnom Penh.
Cette décision intervient après l’arrestation et l’extradition, la veille, de Chen Zhi vers la Chine. Les autorités cambodgiennes ont justifié cette mesure par la coopération internationale en matière de lutte contre la criminalité transnationale. Le groupe Prince, un conglomérat actif dans l’immobilier et la finance, est accusé par le département américain de la Justice de servir de façade à l’une des plus importantes organisations criminelles d’Asie.
Selon les accusations américaines, Chen Zhi supervisait depuis le Cambodge des centres où des milliers de personnes, souvent attirées par de fausses offres d’emploi, étaient contraintes à commettre des fraudes en ligne. Ces complexes, décrits comme des installations sécurisées de type carcéral, ont fait l’objet de multiples dénonciations pour violations des droits humains. Le gouvernement cambodgien a toujours nié toute complicité avec ces réseaux, affirmant agir pour les démanteler.
L’inculpation de Chen Zhi par la justice américaine, en octobre dernier, portait sur des charges de fraude électronique et de blanchiment d’argent. Les enquêteurs ont procédé à la saisie de cryptomonnaies d’une valeur estimée à plusieurs milliards de dollars. L’homme d’affaires, qui a perdu sa nationalité cambodgienne, avait occupé des fonctions de conseiller auprès de l’actuel Premier ministre et de son prédécesseur. Son groupe opère dans plus d’une trentaine de pays.
Des observateurs estiment que cette arrestation résulte de pressions internationales croissantes sur Phnom Penh, accusé de tolérer ces activités illicites. Pour être efficace, la lutte contre ces réseaux criminels devrait, selon des experts, s’étendre à d’autres figures influentes et mettre en lumière les connexions entre certains milieux d’affaires et le pouvoir.
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