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Culture

La plume de la chanson française s’est éteinte

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Jean-Max Rivière, artisan discret des plus grands succès de la variété hexagonale, s’est éteint à l’âge de quatre-vingt-huit ans.

Le monde de la musique française perd l’une de ses plumes les plus fécondes. Jean-Max Rivière s’est éteint samedi dernier dans sa quatre-vingt-huitième année, à Royan, selon les informations communiquées par ses proches. Ce parolier a marqué des générations d’auditeurs en écrivant pour les plus grandes figures de la chanson française, de Brigitte Bardot à Juliette Gréco, en passant par Dalida et Françoise Hardy.

Aux côtés du compositeur Gérard Bourgeois, il forma pendant deux décennies un tandem artistique des plus productifs. Leur collaboration donna naissance à des titres devenus emblématiques, à commencer par « La Madrague » interprétée par Brigitte Bardot en 1962. Le répertoire commun des deux hommes compte plusieurs centaines de chansons, portées par des interprètes aussi variés que France Gall, Serge Reggiani ou Michel Delpech.

Son œuvre dépasse le cadre strict de la chanson populaire. Jean-Max Rivière participa également à l’adaptation française de standards internationaux et contribua à des projets ambitieux comme l’opéra-rock « La Révolution française ». Membre actif de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, il œuvra longtemps pour la défense des droits des créateurs.

Plusieurs artistes lui ont rendu hommage, saluant l’héritage musical considérable laissé par cet auteur. Alain Turban, parmi d’autres, a souligné la dette artistique contractée envers celui qui orchestra les paroles de ses premiers succès. La disparition de Jean-Max Rivière laisse un vide dans le paysage culturel français, rappelant le rôle essentiel des artisans de l’ombre dans la création musicale.

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