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La France s’abstient de qualifier l’esclavage de crime suprême contre l’humanité

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La délégation française a choisi de ne pas voter une résolution onusienne désignant l’esclavage comme le plus grave crime contre l’humanité, invoquant un refus de hiérarchiser les souffrances.

Adoptée fin mars 2026 par l’Assemblée générale des Nations unies avec 123 voix pour, trois contre et cinquante-deux abstentions, une résolution historique qualifie la traite négrière transatlantique et l’esclavage racialisé des populations africaines de « plus graves crimes contre l’humanité ». Ce texte, porté par le président du Ghana, premier État africain à avoir conquis son indépendance en 1957, condamne ces pratiques comme « l’injustice la plus inhumaine et la plus persistante commise contre l’humanité ».

La position française a suscité des interrogations. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a justifié cette abstention par une volonté de ne pas établir une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité. Selon lui, une telle classification créerait une mise en compétition entre les souffrances que ces abominations continuent de provoquer aujourd’hui. Il a néanmoins insisté sur la nécessité de mener un travail de mémoire et de vérité sur le passé, dans ses aspects positifs comme dans ses zones d’ombre.

Au sein de l’hémicycle, le 1er avril, plusieurs députés ont jugé cette abstention maladroite, y voyant un symbole déplacé. La résolution onusienne, rejetée par les États-Unis, Israël et l’Argentine, et marquée par l’abstention de nombreux pays européens dont le Royaume-Uni, appelle les États membres à engager des processus de réparation judiciaire, incluant des excuses formelles, des compensations et des restitutions de biens spoliés, ainsi qu’à renforcer les politiques de lutte contre le racisme.

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