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Espionnage: Apple, remonté contre le logiciel espion Pegasus, poursuit la firme israélienne NSO

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L’étau se resserre aux Etats-Unis autour de NSO Group, le fabricant israélien d’un logiciel d’espionnage ultra controversé, avec les poursuites intentées mardi par Apple, excédé que ses iPhones aient été piratés.

La société NSO est constituée de « pirates notoires », assènent les avocats du groupe californien dans la plainte, qui tient la firme pour responsable des « activités malveillantes » de certains de ses clients, dont des gouvernements.

« Ce sont des mercenaires amoraux du 21è siècle qui ont créé des machines de cyber-surveillance ultra sophistiquées, incitant à des abus flagrants et routiniers », continuent-ils.

La marque à la pomme, qui a dû réparer une faille exploitée par le logiciel Pegasus, demande au tribunal d’interdire définitivement les programmes de NSO sur ses appareils et services.

Un collectif de médias internationaux a révélé cet été que Pegasus avait permis d’espionner les numéros de journalistes, hommes politiques, militants ou chefs d’entreprises de différents pays, y compris le président français Emmanuel Macron.

« Des milliers de vies ont été sauvées dans le monde grâce aux technologies de NSO Group », a réagi un porte-parole de la firme.

« Les pédophiles et les terroristes peuvent s’épanouir librement à l’abri des équipements technologiques à leur disposition, et nous fournissons des outils légaux aux gouvernements pour les combattre. NSO Group va continuer à se battre pour la vérité », a-t-il ajouté.

« Valeurs américaines »

En septembre, Apple a réparé en urgence une vulnérabilité informatique que Pegasus était capable d’exploiter pour infecter les iPhone, sans même que les utilisateurs n’aient à cliquer sur des liens ou boutons piégés, selon un procédé baptisé « zero-click ».

Or le groupe californien a notamment bâti son succès sur son excellente réputation en matière de sécurité et de respect de la vie privée.

« Sur le marché de l’électronique grand public, les appareils d’Apple sont les plus sûrs, mais les entreprises qui développent des logiciels espions pour le compte d’Etats sont devenus encore plus dangereux », a déclaré Craig Federighi, le vice-président d’Apple chargé des logiciels, cité dans un communiqué.

« Même si ces menaces pour la cybersécurité n’affectent qu’un petit nombre de nos clients, nous prenons au sérieux toutes les attaques contre nos utilisateurs », a-t-il continué.

Cestte plainte intervient au moment où d’autres entreprises américaines et les autorités ont pris des mesures contre l’éditeur israélien.

Début novembre, Washington a ajouté NSO Group à sa liste des entreprises interdites.

« Les Etats-Unis sont déterminés à utiliser de manière incisive le contrôle des exportations pour responsabiliser les entreprises qui développent, commercialisent ou utilisent des technologies à des fins malveillantes, qui menacent la cybersécurité des membres de la société civile ou du gouvernement, des dissidents, et d’organisations basées ici et à l’étranger », a déclaré la secrétaire américaine au Commerce Gina Raimondo.

Le groupe israélien s’était dit « consterné » par cette décision, assurant que NSO dispose d’une charte éthique « rigoureuse, basée sur les valeurs américaines ».

« Cela doit changer »

En 2019, Whatsapp avait admis avoir été infectée par Pegasus, et sa maison mère Facebook avait intenté un procès à NSO Group, l’accusant d’utiliser sa messagerie pour espionner des journalistes et défenseurs des droits humains. Environ 1.400 smartphones avaient été compromis, d’après la plainte.

Début novembre, une cour d’appel américaine a rejeté la demande d’immunité de NSO.

« Il est probable qu’Apple préparait ce dossier depuis un certain temps, mais attendait que l’affaire avec WhatsApp progresse », a commenté Jake Williams, le directeur technologique de l’entreprise de cybersécurité BreachQuest.

« Ce n’est pas une bonne nouvelle pour NSO, qui serait en danger de faire faillite avec plus de 500 millions de dollars de dette, des problèmes de gouvernance et la France qui se rétracte sur ses commandes à cause des sanctions américaines », a-t-il ajouté.

Selon les chercheurs de Citizen Lab, l’organisation de cybersécurité de l’université de Toronto, Pegasus exploitait une faille dans iMessage, la messagerie d’Apple, depuis au moins février 2021. Ils avaient découvert que l’iPhone d’un militant saoudien avait été infecté.

« Les groupes financés par des Etats comme NSO Group dépensent des millions de dollars pour concevoir des technologies sophistiquées de surveillance, sans avoir à répondre des conséquences. Cela doit changer », a souligné Craig Federighi.

Début novembre, une nouvelle enquête a révélé que Pegasus a servi à pirater les téléphones de membres d’ONG palestiniennes récemment placés sur la liste des « groupes terroristes » d’Israël. L’investigation menée par le groupe européen Frontline Defenders a conclu, après contre-vérification avec le Citizen Lab et Amnesty International, que six portables avaient été infectés par le logiciel.

Europe

Europe: Les sites d’Amazon en Europe ciblés par des actions contre le « Black Friday »

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Des militants anti « Black Friday » ont ciblé vendredi lors de plusieurs actions les sites d’Amazon au Royaume-Uni et ailleurs en Europe pour dénoncer la surconsommation encouragée selon eux par le géant américain de la vente en ligne.

A Londres, entre 20 et 30 membres de l’association « Labour Behind the Label » (« le travail derrière l’étiquette ») ont ainsi manifesté devant le siège de l’entreprise dans le pays, scandant « Amazon, Amazon, nous ne sommes pas des robots » et appelant à « faire payer » la firme américaine, a constaté une journaliste.

« Arrêtez de saccager la planète », « souriez, c’est Black Friday » ou encore « arrêtez de voler les salaires des ouvriers », pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants. L’un d’entre eux portait un masque représentant le PDG d’Amazon Jeff Bezos.

« Le Black Friday est une fête massive pour acheter des choses » alors que « l’urgence climatique » impose au contraire de « freiner notre consommation », a dénoncé Anna Bryher, une militante de l’association, jugeant qu’Amazon profite de la situation.

« Nous avons laissé des entreprises massives comme Amazon pendant trop longtemps bafouer les droits des travailleurs », a-t-elle ajouté.

Amazon, qui a lancé sa campagne promotionnelle jeudi, concentre l’essentiel des attaques contre les offres promotionnelles offertes vendredi par de nombreux commerçants, lançant la saison des achats de Noël.

« Make Amazon Pay » (Faire payer Amazon), une coalition internationale d’une quarantaine d’organisations, dont Greenpeace et Oxfam, accuse le groupe de Seattle de placer les profits avant le bien-être de ses employés et soutient les salariés souhaitant manifester contre leurs conditions de travail ou se mettre en grève vendredi.

« Pas besoin »

Des militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion ont quant à eux organisé des blocages de centres de distribution d’Amazon pour protester contre l' »obsession de la surconsommation » symbolisée selon eux par le « Black Friday ».

Les 13 sites britanniques visés dès le petit matin par l’organisation représentent, selon elle, plus de la moitié des livraisons du groupe américain dans le pays.

Au centre écossais de Dunfermline, une vingtaine de militants empêchaient les véhicules de rentrer et certains de sortir, a rapporté l’agence Press Association, qui dénombrait en fin de journée 13 arrestations de militants par la police sur trois des sites bloqués.

« Cette action vise à exposer les crimes d’Amazon tout en faisant un exemple d’un système économique plus large conçu pour nous pousser à acheter des choses dont nous n’avons pas besoin à un prix que nous ne pouvons nous permettre », a expliqué Extinction Rebellion (XR) dans un communiqué.

Le mouvement écologiste a indiqué cibler également deux sites en Allemagne et aux Pays-Bas, où des militants ont notamment bloqué l’accès à un dépôt d’Amazon à l’aéroport d’Amsterdam.

« Les employés d’Amazon sont confrontés aux contrats à court terme, aux longues journées de travail, aux bas salaires et à des pauses toilettes programmées », a dénoncé la branche néerlandaise du groupe sur Twitter.

Amazon a indiqué travailler pour utiliser son réseau de manière à minimiser les conséquences pour ses clients.

« Nous prenons nos responsabilités au sérieux, cela inclut notre engagement pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2040 », a souligné un porte-parole du groupe souvent critiqué pour ses pratiques sociales et fiscales.

Il a assuré fournir « un environnement de travail sûr et moderne » et soutenir « des dizaines de milliers de petites entreprises qui vendent » sur sa plateforme.

Au Royaume-Uni, la fédération représentant les détaillants indépendants (Bira) estime que 85% de ces petits commerçants vont boycotter le « Black Friday ».

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Europe

Europe: France et Italie signent à Rome un traité de coopération en grande pompe

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La France et l’Italie ont signé vendredi en grande pompe à Rome un traité bilatéral de coopération renforcée pour consolider une relation éprouvée ces dernières années par une brouille diplomatique et dans un contexte de transition en Europe avec le départ d’Angela Merkel.

Le traité a été paraphé peu après 09H00 (08H00 GMT) au palais présidentiel du Quirinal par le président français Emmanuel Macron et le chef du gouvernement Mario Draghi, en présence du président italien Sergio Mattarella.

Les trois hommes se sont échangé de longues accolades tandis que la patrouille de France et son équivalent italien, les Flèches tricolores, survolaient la capitale en laissant dans le ciel un panache de fumées aux couleurs des deux pays.

Ce « traité pour une coopération bilatérale renforcée », dit traité de Quirinal, est rarissime en Europe: il s’agit seulement du second traité signé par la France après celui de l’Elysée, signé en 1963, avec l’Allemagne, complété par celui d’Aix-la-Chapelle en 2019.

Il avait été annoncé en 2017 mais avait été gelé après la formation en 2018 d’un gouvernement populiste conduit par le Mouvement 5 étoiles avec la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini.

La crise a culminé début 2019 quand le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, avait rencontré en France un meneur des « gilets jaunes ». Peu avant, Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur, avait appelé à la démission du président français.

Pour protester, Paris avait rappelé temporairement son ambassadeur en Italie, Christian Masset, la plus grave crise diplomatique entre les deux voisins depuis 1945.

Concrètement, le traité prévoit des axes de coopération renforcée en matière de diplomatie et de défense, dans les transitions numériques et environnementales, la culture et l’éducation, la coopération économique et industrielle, et l’espace.

Ce traité, dont le contenu exact n’a pas encore été rendu public, doit instaurer un service civil commun pour les jeunes.

Selon des diplomates, il prévoit également l’invitation réciproque de ministres aux conseils des ministres des deux pays, sur le modèle du traité d’Aix-la-Chapelle.

La France et l’Italie sont les 2ème et 3ème économies de la zone euro derrière l’Allemagne. Ensemble, elles représentent près d’un tiers des citoyens de l’UE et de son PIB.

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Monde

Covid-19 – Nouveau variant du Covid-19: le monde se ferme à l’Afrique du Sud

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Un nouveau variant du Covid-19 en Afrique du Sud et les frontières se referment: plusieurs pays européens ont décidé vendredi de suspendre les vols en provenance d’Afrique australe, d’autres nations, comme le Japon instaurant une quarantaine.

Potentiellement très contagieux et aux mutations multiples, la détection de ce nouveau variant du Covid-19 a été annoncé jeudi en Afrique du Sud.

En dépit des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a déconseillé de prendre des mesures de restriction aux voyages, la Grande-Bretagne, la France et les Pays-bas ont interdit les vols en provenance d’Afrique du Sud et cinq pays voisins à compter de vendredi midi.

Des décisions jugées « hâtives » par le gouvernement sud-africain, et qui constituent un nouveau coup dur pour le tourisme, juste avant l’été austral quand les parcs animaliers et hôtels font normalement le plein.

« Notre préoccupation immédiate est le préjudice que cette décision va causer aux industries du tourisme et aux entreprises », a expliqué la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Naledi Pandor dans un communiqué.

La Commission européenne doit proposer dans l’après-midi aux Etats membres d’activer le frein d’urgence pour interrompre les voyages aériens en provenance de l’Afrique australe.

Chute des bourses mondiales

Des équipes européennes de l’United Rugby Championship veulent quitter l’Afrique du Sud, où elles devaient disputer la 6e journée du championnat qui réunit des clubs écossais, gallois, italiens, irlandais et sud-africains.

Et une quinzaine de joueurs britanniques et irlandais ont déclaré forfait pour la suite de l’Open de Johannesburg, comptant pour le circuit européen de golf, qui a débuté jeudi.

Les craintes liées à ce nouveau variant, décelé à un moment où les restrictions sanitaires suscitent des tensions sociales et où la défiance envers la vaccination persiste, ont fait chuter les prix du pétrole et entraîné de fortes baisses des bourses mondiales.

Tokyo perdait 2,53% à la clôture et Francfort et Londres plus de 3% à l’ouverture. L’indice vedette CAC 40 de la Bourse de Paris reculait de 3,33% à 11h10 GMT.

L’Italie a déjà interdit vendredi son territoire à toute personne ayant séjourné en Afrique australe « au cours des 14 derniers jours ». En Asie, Singapour a annoncé une interdiction similaire à compter de dimanche, sauf pour ses ressortissants et résidents.

En Allemagne, où la barre des 100.000 décès imputés au Covid-19 a été franchie jeudi, seuls les citoyens allemands seront autorisés à rentrer d’Afrique du Sud à partir de vendredi soir, et à condition de respecter une quarantaine de 14 jours, même s’ils sont vaccinés, a annoncé le ministre sortant allemand de la Santé Jens Spahn.

« La dernière chose dont nous avons besoin maintenant, c’est l’introduction d’un nouveau variant qui cause encore plus de problèmes », a justifié le ministre allemand. Certains hôpitaux allemands sont saturés et le débat sur une obligation vaccinale pour tous en Allemagne, comme vient de le décider l’Autriche, est sur la table.

« Potentiel de propagation très rapide »

Il faudra « plusieurs semaines » pour comprendre le niveau de transmissibilité et de virulence du nouveau variant détecté en Afrique du Sud et nommé B.1.1.529, a indiqué un porte-parole de l’OMS vendredi.

A ce jour, 22 cas ont été signalés, touchant principalement des jeunes, selon l’Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD). Des cas ont également été signalés au Botswana voisin et à Hong Kong, sur une personne de retour d’un voyage en Afrique du Sud.

Israël a également annoncé un cas de ce nouveau variant: « Il s’agit d’une personne revenue du Malawi », a indiqué le ministère israélien de la Santé disant craindre « deux cas supplémentaires de personnes revenues de l’étranger » et placées en confinement.

Ces trois personnes étaient vaccinées contre le Covid-19, a précisé dans son communiqué le ministère de la Santé sans toutefois préciser le nombre de doses ou le type de vaccin.

A ce stade, les scientifiques sud-africains ne sont pas certains de l’efficacité des vaccins existants contre la nouvelle forme du virus.

Le nouveau variant présente un nombre « extrêmement élevé » de mutations et « nous pouvons voir qu’il a un potentiel de propagation très rapide », a expliqué jeudi le virologue Tulio de Oliveira, lors d’un point presse du ministère sud-africain de la Santé.

« Système immunitaire »

Son équipe de l’institut de recherche KRISP, adossé à l’Université du Kwazulu-Natal, avait déjà découvert l’année dernière le variant Beta, très contagieux.

En Afrique du Sud, officiellement le pays le plus touché du continent par le virus, 23,8% des habitants sont complètement vaccinés.

Les métamorphoses du virus initial peuvent potentiellement le rendre plus transmissible, jusqu’à rendre le variant dominant. « Ce qui nous préoccupe, c’est que ce variant pourrait non seulement avoir une capacité de transmission accrue, mais aussi être capable de contourner certaines parties de notre système immunitaire », a déclaré un autre chercheur, le professeur Richard Lessells.

A l’OMS, les experts chargés du suivi de l’évolution du virus donnant le Covid-19 doivent se réunir vendredi à la mi-journée pour déterminer la dangerosité du nouveau variant.

Le laboratoire allemand BioNTech, allié à Pfizer, a expliqué attendre « au plus tard dans deux semaines » les premiers résultats d’études qui permettront de déterminer si le nouveau variant détecté en Afrique du Sud est capable d’échapper à la protection vaccinale.

La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus de 5,180 millions de morts dans le monde depuis la détection de la maladie en Chine fin décembre 2019, selon des chiffres officiels. L’OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan pourrait être deux à trois fois plus élevé.

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