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Démonstration de force à Moscou pour le 9 mai, 60 civils tués dans une frappe selon Kiev

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Moscou exhibe lundi son armée pour célébrer la victoire sur l’Allemagne nazie en 1945, une démonstration de force afin de galvaniser ses troupes à la peine en Ukraine, où soixante civils ont péri selon Kiev dans le bombardement d’une école.

Le président russe Vladimir Poutine, qui doit prononcer un discours très attendu, aura l’occasion d’envoyer de nouveaux avertissements après avoir plusieurs fois brandi la menace nucléaire.

Selon le ministère russe de la Défense, l' »avion de l’Apocalypse », un Iliouchine Il-80 conçu pour permettre au président russe de continuer à piloter le pays depuis les airs en cas de guerre nucléaire, survolera la place Rouge, et plusieurs armes pouvant tirer des missiles nucléaires défileront également. Des parachutistes ayant participé à l’offensive en Ukraine devraient également être présents, selon l’agence d’Etat TASS.

Vladmir Poutine a multiplié dimanche les comparaisons entre la Deuxième Guerre mondiale et le conflit en Ukraine dans ses voeux du 8 mai, assurant notamment que « comme en 1945, la victoire sera à nous ».

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé son homologue russe d’avoir « oublié tout ce qui était important pour les vainqueurs » de 1945.

Le « mal est de retour » en Europe, « dans un uniforme différent, sous des slogans différents, mais avec le même objectif », a déclaré M. Zelensky dans un discours de commémoration de la fin du conflit mondial en Europe, comparant l’invasion de son pays par la Russie à l’agression des Etats européens par l’Allemagne nazie.

Il a fustigé dans un message vidéo dimanche soir « de violents bombardements » dans plusieurs régions ukrainiennes, dont un ayant entraîné la mort de « 60 civils » samedi dans une école de Bilogorivka, dans la région de Lougansk, « comme si ce n’était pas le 8 mai aujourd’hui, comme si demain n’était pas le 9, alors que le maître mot devrait être la paix pour tous les gens normaux ».

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit « horrifié » par le bombardement, selon son porte-parole.

Le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï, avait expliqué dimanche matin à la télévision en langue russe Current Time TV qu' »il y avait au total 90 personnes » sur place au moment de la frappe. « 27 ont été sauvées », avait-il ajouté, précisant que la température avait été très élevée après l’explosion qui a « complètement soufflé » l’école.

Déconvenues

La Russie n’a toutefois jusqu’à présent pu revendiquer le contrôle complet que d’une ville d’importance, Kherson (sud), et l’offensive militaire que nombre d’experts prédisaient comme fulgurante a été marquée par des déconvenues, notamment logistiques.

Après avoir échoué aux portes de Kiev face à des forces ukrainiennes plus motivées que prévu et armées par les Occidentaux, l’état-major russe a dû revoir ses objectifs à la baisse en resserrant l’offensive sur l’est et le sud du pays.

« L’ennemi ne cesse pas ses opérations offensives (…) afin d’établir un contrôle total sur les régions de Donetsk, de Lougansk et de Kherson et de maintenir le couloir terrestre entre ces territoires et la Crimée occupée » par la Russie depuis 2014, a averti l’état-major de l’armée ukrainienne.

Il a précisé que dans la région de Donetsk, les troupes russes avaient poursuivi leurs attaques autour de Lyman, Popasniansky, Severodonetsk et Avdiivka, et que les militaires ukrainiens se sont retirés de la ville de Popasna, désormais en ruines, pour occuper de « meilleures positions ».

Le ministère russe de la Défense a par ailleurs revendiqué dimanche la destruction du « poste de commandement d’une brigade mécanisée » ukrainienne, dans la région de Kharkiv (nord-est), de même que du « centre de communication de l’aérodrome militaire de Chervonoglinskoye », dans le sud-ouest.

A Marioupol, port du sud-est ukrainien quasi entièrement sous contrôle russe, les militaires ukrainiens qui résistent toujours dans l’immense aciérie Azovstal ont exclu de se rendre.

« Capituler n’est pas une option car notre vie n’intéresse pas la Russie. Nous laisser en vie ne lui importe pas », a déclaré Ilya Samoïlenko, un officier du renseignement.

« Plus de civils dans l’aciérie »

A Zaporijjia (sud-est), 174 civils, certains avec de jeunes enfants, sont arrivés dimanche soir à bord de huit bus « depuis l’enfer de Marioupol », a écrit sur Twitter la coordinatrice humanitaire des Nations unies pour l’Ukraine, Osnat Lubrani.

Une quarantaine d’évacués provenaient de l’aciérie Azovstal.

Selon ses dernières informations, « il n’y a plus de civils » dans l’aciérie, a-t-elle indiqué à l’AFP, ajoutant cependant ne pas « être en mesure de le vérifier ».

Des travailleurs humanitaires ont escorté des personnes âgées, y compris une vieille dame en fauteuil roulant, vers un centre d’accueil.

« Nous espérions tous les jours une évacuation », a déclaré Vladymyr Babeush, 41 ans, un évacué d’Azovstal qui travaillait dans l’usine. « Et maintenant, nous avons fini d’attendre. Nous sommes tellement reconnaissants envers toutes les personnes impliquées ».

Un autre évacué, Dmytro, 17 ans, s’est dit « très fatigué » après dix-sept heures de bus. « Mais je suis heureux parce qu’il y a de l’air frais et que je suis en Ukraine », a-t-il ajouté.

Samedi déjà, M. Zelensky avait lancé: « Nous avons évacué les civils d’Azovstal », citant le chiffre de 300 personnes exfiltrées. « Nous préparons désormais la seconde phase (…) : les blessés et le personnel médical.

Selon Ievguenia Tytarenko, une infirmière militaire dont le mari, membre du régiment Azov, est toujours dans l’usine Azovstal, « de nombreux soldats sont dans un état grave. Ils sont blessés et n’ont pas de médicaments ». « La nourriture et l’eau manquent aussi ».

« Nos unités dans la zone de l’usine d’Azovstal continuent d’être bloquées », a relevé dimanche l’état-major ukrainien, évoquant des « opérations d’assaut russes » avec « le soutien de l’artillerie et des tirs de chars ».

Sevrage du pétrole russe

Les puissances occidentales ont par ailleurs renouvelé leur soutien à l’Ukraine.

Le Royaume-Uni a annoncé dimanche soir des interdictions d’exportation visant l’industrie russe et la hausse de tarifs douaniers, notamment sur le palladium et le platine.

Le G7, réuni virtuellement dimanche, a décidé un sevrage « progressif » du pétrole russe. « Le G7 tout entier s’est engagé aujourd’hui à interdire ou supprimer progressivement les importations de pétrole russe », a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué.

Cette décision « va porter un coup dur à la principale artère irriguant l’économie de Poutine et le priver des revenus dont il a besoin pour financer sa guerre ».

Au niveau de l’Union européenne, des négociations se poursuivront en début de semaine entre Etats membres pour lever les obstacles au projet d’embargo européen sur le pétrole russe, freiné par la Hongrie.

La Première dame des Etats-Unis Jill Biden a rencontré son homologue ukrainienne Olena Zelenska dans une école en Ukraine, tandis que le Premier ministre canadien Justin Trudeau faisait une visite surprise à Irpin, une localité de la banlieue de Kiev dévastée par les combats.

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Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

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Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

Pour la première fois, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est déclaré favorable à la participation de représentants russes à un prochain sommet pour la paix. Il reste confiant quant au soutien des États-Unis, même en cas de retour au pouvoir de Donald Trump.

Lundi 15 juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a surpris en se déclarant ouvert à la participation de la Russie à un futur sommet pour la paix, organisé par Kiev. Lors d’une conférence de presse, il a affirmé que des représentants russes devraient participer à ce deuxième sommet, espérant qu’un plan puisse être prêt en novembre. Zelensky n’a pas évoqué l’arrêt des hostilités, mais l’établissement d’un plan sur trois sujets : la sécurité énergétique de l’Ukraine, la libre navigation en mer Noire et les échanges de prisonniers.

C’est la première fois que Zelensky envisage des discussions avec la Russie sans exiger un retrait préalable des forces russes du territoire ukrainien. Par le passé, il avait refusé toute négociation tant que Vladimir Poutine resterait au pouvoir, allant jusqu’à signer un décret rendant illégales de telles discussions.

Le premier sommet pour la paix en Ukraine, organisé en Suisse en juin, avait rassemblé une centaine de pays, sans la Russie et sans la Chine, alliée de Moscou. En 2022, l’Ukraine avait proposé un plan de paix en dix points, soutenu par l’Occident et impliquant le retrait des forces russes, une proposition rejetée par Moscou.

Volodymyr Zelensky a également affirmé ne pas craindre une éventuelle réélection de Donald Trump à la présidence américaine, malgré les incertitudes que cela pourrait entraîner sur le soutien de Washington à Kiev. « Je pense que si Donald Trump devient président, nous travaillerons ensemble. Je n’ai pas peur », a-t-il déclaré.

La perspective d’une victoire de Trump en novembre soulève des questions sur la continuité du soutien américain à l’Ukraine. Trump a laissé entendre qu’il mettrait fin rapidement au conflit s’il revenait à la Maison-Blanche, ce qui pourrait contraindre Kiev à négocier dans une position défavorable. Actuellement, près de 20% du territoire ukrainien est encore occupé par la Russie.

Cependant, Zelensky a souligné le soutien significatif du parti républicain aux États-Unis, affirmant que la majorité de ce parti soutient l’Ukraine. Il a récemment rencontré de nombreux élus républicains et noté que certains dirigeants républicains avaient des positions plus radicales que Trump lui-même.

En somme, le président ukrainien se montre ouvert à de nouvelles discussions pour la paix, tout en restant confiant quant au soutien international à son pays, indépendamment des changements politiques à venir aux États-Unis.

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États-Unis : la tentative d’assassinat contre Trump perturbe la campagne de Joe Biden

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États-Unis : la tentative d'assassinat contre Trump perturbe la campagne de Joe Biden

La tentative d’assassinat de Donald Trump a obligé le président Joe Biden à modérer ses attaques contre son adversaire républicain, tout en offrant un répit face aux critiques concernant son âge et sa santé.

La campagne présidentielle de Joe Biden a pris un tournant inattendu suite à la tentative d’assassinat de Donald Trump. Le président démocrate a reconnu lundi avoir fait une « erreur » en appelant à « cibler » Trump lors d’un appel avec des donateurs, quelques jours avant l’attaque contre son rival républicain. Dans une interview à NBC, Biden a précisé qu’il voulait dire « concentrez-vous sur lui, sur ce qu’il fait ».

Dans un contexte politique tendu, M. Biden a souligné dimanche soir la nécessité de « faire baisser la température de notre vie politique ». Des républicains ont accusé Biden d’avoir contribué à un climat politique violent ayant conduit à l’attaque contre Trump. En réponse, Biden a déclaré : « Je n’ai pas eu recours à cette rhétorique. Mon rival parle d’une boucherie s’il perd. »

La porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a affirmé qu’il est « acceptable de parler des actions et de la personnalité de quelqu’un ». Cependant, l’équipe de campagne de Biden a dû ajuster le ton de ses critiques, limitant ainsi un angle d’attaque majeur : présenter Trump comme une menace pour la démocratie américaine. Karen Tumulty, chroniqueuse au Washington Post, estime que ce moment est particulièrement inopportun pour Biden, qui doit redéfinir sa stratégie face à Trump.

Biden a insisté sur l’importance de parler des dangers posés par Trump : « Comment parlez-vous de la menace sur notre démocratie, qui est réelle quand un président dit des choses comme il dit ? Vous ne dites rien juste parce que cela pourrait inciter quelqu’un ? »

La tentative d’assassinat pourrait également aider Biden, 81 ans, en détournant l’attention des préoccupations sur ses capacités à assurer un nouveau mandat. Après l’attaque, Biden a adopté un ton présidentiel, s’adressant à la nation dimanche, une intervention rare depuis son bureau ovale. Lundi, il a déclaré à NBC que son « acuité mentale est sacrément bonne » et a souligné ses réalisations en trois ans et demi de mandat, tout en reconnaissant que les inquiétudes sur son âge sont légitimes.

Les appels à ce que Biden se retire de la course à la présidentielle se sont calmés depuis l’attaque contre Trump. Peter Loge, politologue à l’Université George Washington, a déclaré que cet événement « donne à Biden un peu de temps » et change la donne pour ceux qui demandaient son retrait.

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États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

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États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

Donald Trump, candidat à la présidence des États-Unis, a été blessé par un tir lors d’un meeting à Butler, Pennsylvanie. Touché à l’oreille, il a rapidement repris son discours sous les acclamations de ses partisans.

Donald Trump a été la cible d’une tentative d’assassinat lors d’un meeting à Butler, en Pennsylvanie. Alors qu’il venait de commencer son discours, un coup de feu a retenti dans l’assistance. Les agents de sécurité de l’ancien président se sont immédiatement interposés pour le protéger. Trump, malgré une blessure à l’oreille et le visage en sang, s’est relevé en levant le poing et en scandant « Fight ! Fight ! » sous les acclamations de ses partisans criant « USA ! USA ! ».

Évacué par ses agents de sécurité, Donald Trump a été examiné par un médecin sur place. La balle a traversé le haut de son oreille, comme il l’a confirmé sur son réseau social quelques heures après l’incident. Ses jours ne sont pas en danger. « Il est incroyable qu’un tel acte puisse se produire dans notre pays », a-t-il déclaré.

L’assaillant, identifié par le FBI comme Thomas Matthew Crooks, un jeune homme de 20 ans originaire de Bethel Park, a été tué par les forces de l’ordre. Selon les médias américains, il a tiré depuis un toit à l’extérieur du rassemblement. Un participant au meeting a également été tué et deux autres personnes blessées. Les services secrets américains et le FBI poursuivent leur enquête.

Cet incident a suscité une vague de soutien pour Donald Trump, malgré ses implications judiciaires, notamment l’affaire Stormy Daniels. De nombreuses personnalités, dont Joe Biden, Barack Obama et Elon Musk, ont réagi à cet événement.

Il s’agissait du dernier meeting de Donald Trump avant la convention républicaine, où il doit être officiellement investi candidat du Parti républicain face au président sortant, Joe Biden, pour l’élection de novembre. Trump a assuré qu’il participerait à la convention.

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