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Ultragauche, extrême gauche radicale et jeunes des quartiers, une alliance inédite dans les violences

Les renseignements distinguent plusieurs mouvances dans les violences récentes. L’ultragauche et l’extrême gauche radicale auraient mené les actions…

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Ultragauche, extrême gauche radicale et jeunes des quartiers, une alliance inédite dans les violences

Les renseignements distinguent plusieurs mouvances dans les violences récentes. L’ultragauche et l’extrême gauche radicale auraient mené les actions contre les forces de l’ordre et les symboles de l’État, tandis que les pillages ont réuni des profils très divers.

Les renseignements rangent dans l’ultragauche des groupuscules violents radicaux, en marge du champ démocratique et républicain. Environ 5 000 militants y sont fichés. Trois familles idéologiquement distinctes coexistent, les antifas, les plus nombreux, les anarcho-autonomes et les anarchistes, la mouvance la plus ancienne.

À côté, l’extrême gauche radicale rassemble des militants qui mènent des actions de terrain violentes selon un procédé bien défini. Des organisations comme le NPA et Révolution permanente y sont rattachées, avec peu ou pas d’ancrage dans le champ des partis. Ce sont ces groupes qui ont formé de petits ensembles mobiles dans la capitale pour des déambulations sauvages.

Les renseignements ne confondent pas les deux mouvances. Ils classent le PCF et La France insoumise dans l’extrême gauche. Ces partis étaient présents dans les cortèges, y compris à Paris, sans incident de leur fait. En revanche, l’ultragauche et l’extrême gauche radicale se sont rejointes lors des violences. Elles sont jugées responsables des prises à partie des forces de l’ordre et des symboles de l’État, mairies comprises.

Du côté des pillages, le tableau est plus mélangé. Des appels sur les réseaux sociaux ont pu mobiliser des groupes essentiellement composés de jeunes hommes. Beaucoup de jeunes venus des quartiers ont profité de l’occasion par opportunisme. Quelques gilets jaunes et des jeunes plus politisés complètent ce mélange. L’objectif prêté à l’ultragauche était de créer l’anarchie et de faire tomber les institutions en s’attaquant aux préfectures et aux mairies. Les jeunes ont constitué le carburant de cette dynamique.

Cette convergence entre ultragauche, extrême gauche radicale et jeunes des quartiers est décrite comme inédite. Elle dessine une configuration nouvelle pour les autorités, avec des motivations et des modes d’action qui ne se recouvrent pas entièrement.

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