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Le Liban face à l’ultimatum israélien

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_**Le ministre israélien de la Défense a averti que les destructions s’intensifieraient si Beyrouth ne désarmait pas le Hezbollah, alors que le secrétaire général de l’ONU multipliait les appels à la désescalade.**_

Le gouvernement israélien a adressé une mise en garde sévère aux autorités libanaises, les tenant pour responsables de l’absence de désarmement du Hezbollah. Le ministre de la Défense a déclaré que le Liban subirait des dommages croissants sur ses infrastructures et son territoire tant que cet engagement ne serait pas honoré. Cette déclaration intervient dans un contexte de violences quotidiennes, marquées par des frais aériens et des échanges de tirs transfrontaliers.

Lors d’une visite à Beyrouth, le secrétaire général des Nations unies a plaidé pour un cessez-le-feu immédiat, soulignant l’urgence de mettre un terme aux hostilités. Il a exprimé l’espoir de voir le Liban retrouver sa stabilité, avec un État exerçant pleinement son autorité sur l’ensemble du territoire. Un appel à l’aide internationale a parallèlement été lancé pour soutenir le pays.

Le président libanais a pour sa part indiqué que sa proposition de négociations directes avec Israël, sous égide internationale, était restée sans réponse. Les deux pays n’ont jamais signé d’accord de paix. Les frappes israéliennes se sont poursuivies, ciblant notamment un pont stratégique sur le fleuve Litani, présenté par l’armée israélienne comme une voie logistique cruciale pour le mouvement chiite.

Les populations civiles paient un lourd tribut aux combats. Dans le sud du pays, un homme a enterré ses quatre filles, tuées dans le bombardement de leur domicile. Interrogé sur les cibles annoncées, il a montré les corps de ses enfants, demandant si ceux-ci constituaient des infrastructures militaires. D’autres frappes ont touché des zones résidentielles près de Saïda et dans la Békaa, faisant plusieurs victimes.

Au-dessus de la capitale, des avions ont largué des milliers de tracts appelant les Libanais à se dissocier du Hezbollah, qualifié de protectorat iranien. Ces opérations de communication aérienne ont été accompagnées de frappes nocturnes sur la banlieue nord de Beyrouth, une zone relativement épargnée jusqu’alors. Le bilan humain global continue de s’alourdir, avec des centaines de morts et des centaines de milliers de déplacés depuis le début de cette phase du conflit.

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