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Économie

Le Parlement européen renforce son bouclier agricole face au Mercosur

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_**Les eurodéputés ont adopté des garde-fous renforcés pour protéger les producteurs européens, mais cette avancée ne lève pas l’opposition de la France, qui réclame un report de la signature.**_

Les députés européens ont approuvé un ensemble de mesures destinées à préserver les agriculteurs de l’Union européenne des effets potentiels du futur accord commercial avec le Mercosur. Ce dispositif de sauvegarde, adopté à une large majorité, instaure un mécanisme de surveillance pour plusieurs produits considérés comme sensibles, tels que la viande bovine, la volaille ou le sucre. Il prévoit également la possibilité de rétablir des droits de douane si les importations en provenance des pays du Mercosur venaient à perturber le marché intérieur.

L’assemblée de Strasbourg a décidé de durcir les conditions d’activation de ces protections par rapport à la position initiale des États membres. Les parlementaires souhaitent que la Commission européenne puisse intervenir dès lors que le prix d’un produit importé est inférieur de cinq pour cent à son équivalent européen et que les volumes entrant sur le territoire communautaire augmentent de manière significative. Ces seuils, plus stricts que ceux proposés précédemment, feront l’objet de futures négociations entre le Parlement et le Conseil.

Cette décision parlementaire ne semble pas pour autant apaiser les tensions au sein du bloc. La France maintient sa demande de reporter la conclusion de l’accord, prévue théoriquement ce week-end lors d’un sommet au Brésil. Berlin, à l’inverse, presse pour une signature immédiate. L’attention se porte désormais sur l’Italie, dont la position, encore incertaine, pourrait être déterminante pour la suite du processus.

Dans ce contexte, la mobilisation des organisations agricoles ne faiblit pas. Elles dénoncent un pacte qui, en facilitant l’accès au marché européen pour les denrées agricoles sud-américaines, menacerait la compétitivité des filières locales. Une manifestation est d’ailleurs annoncée à Bruxelles dans les prochains jours. L’exécutif européen, quant à lui, poursuit ses efforts pour obtenir l’accord final des capitales, condition indispensable à la paraphe du traité.

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