Nous rejoindre sur les réseaux

News

Une ville en blanc pour Mathis, fauché par un chauffard sous protoxyde d’azote

Article

le

Plusieurs centaines de personnes ont défilé mardi à Saint-Omer en mémoire d’un jeune homme de 19 ans, dont la disparition souligne les dangers du protoxyde d’azote au volant.

Un cortège silencieux a parcouru les rues de Saint-Omer ce mardi, rassemblant des centaines de participants vêtus de blanc. Ils souhaitaient honorer la mémoire de Mathis, adolescent de 19 ans mortellement heurté par un automobiliste à Lille le 1er novembre. Le conducteur, qui avait préalablement consommé du protoxyde d’azote, circulait à grande vitesse et refusait d’obéir aux injonctions des forces de l’ordre.

La marche est partie d’un parc fréquenté par le jeune homme, traversant la ville dans une atmosphère recueillie. Parmi la foule, amis et anonymes portaient des tee-shirts à son effigie ou des vêtements qu’il avait lui-même conçus. Tom, un proche de 20 ans, a exprimé son incompréhension face à une disparition aussi brutale. Il a souligné la présence régulière de jeunes inhalant ce gaz dans l’agglomération, appelant à une interdiction ferme et à une prise de conscience des responsables politiques.

Un autre ami présent le soir des faits a décrit une scène terrifiante, évoquant les tentatives de secours apportées à la victime. Il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour faire évoluer les mentalités et les réglementations. À l’issue du rassemblement, le père de Mathis a pris la parole, remerciant l’assemblée et plaidant pour une justice plus sévère et l’éradication de ce produit.

Le conducteur impliqué, âgé de 31 ans et déjà connu pour des infractions routières, a été mis en examen pour homicide routier aggravé et placé en détention provisoire. Il nie être celui qui tenait le volant. L’enquête a confirmé une consommation de protoxyde d’azote au moment des faits.

La famille réclame désormais une loi spécifique interdisant la conduite sous l’emprise de cette substance. Leur avocat rappelle l’absence de cadre législatif adapté, qualifiant ce phénomène de fléau grandissant. Certains conducteurs sous emprise éprouvent une perte de vision passagère ou un sentiment d’invincibilité, augmentant considérablement les risques.

Le Sénat a adopté en mars un texte pénalisant l’usage détourné du protoxyde d’azote, sans toutefois cibler explicitement la conduite automobile. Les discussions se poursuivent entre les chambres parlementaires pour aboutir à une législation définitive.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus