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Une octogénaire française rescapée des geôles de l’ICE témoigne
Âgée de 86 ans, Marie-Thérèse Ross raconte les dix-sept jours de détention subis dans les centres de rétention américains après la mort de son époux, un ancien vétéran.
La retraitée nantaise avait traversé l’Atlantique pour rejoindre Billy, son amour de jeunesse rencontré à Montoir-de-Bretagne, sur la base de l’Otan. Leur histoire bascule en janvier 2026, lorsque son mari décède brutalement. Selon le récit qu’elle livre, les tensions avec sa belle-famille deviennent alors insoutenables. L’un des fils de l’ancien soldat aurait alerté les autorités anti-immigration, l’ICE, comme en attestent les pièces judiciaires consultées.
L’arrestation survient à l’aube. Cinq agents encagoulés la tirent du lit et lui passent des menottes aux poignets et aux chevilles, alors qu’elle porte encore sa chemise de nuit et sa robe de chambre. Conduite dans une cellule exiguë, elle est placée en détention sans le moindre interrogatoire. Le soir même, on la transfère dans la prison de Birmingham, où elle partage une cellule avec une quinzaine d’autres femmes, migrantes ou détenues de droit commun. L’octogénaire y passe trois jours, subissant la promiscuité et l’absence totale d’intimité.
Un vol l’emmène ensuite vers le centre de rétention de Basile, en Louisiane, à sept cents kilomètres de là. Là, l’administration la fait patienter dans un bus, enchaînée à d’autres détenues, sans eau ni nourriture. Elle est finalement parquée sous un hangar métallique, dans une cage grillagée où s’entassent cinquante-huit prisonnières. Les conditions y sont plus dures encore. Les odeurs, les cris, les réveils brutaux, le racisme ambiant et les violences physiques et sexuelles rendent le quotidien insoutenable. Sa sciatique aiguë ne reçoit aucun soin de l’infirmière.
Seule lumière dans cette épreuve, la solidarité de femmes sud-américaines avec lesquelles elle prie et échange. C’est pour elles qu’elle accepte de témoigner, espérant devenir leur porte-parole et contribuer à la fermeture de ces établissements.
Rapatriée en France depuis le 17 avril, après la mobilisation des autorités diplomatiques françaises et un article qui a eu un large écho, Marie-Thérèse reste profondément marquée. Elle juge que le pays de la liberté n’est plus ce qu’il était. Pourtant, elle ne renonce pas à retourner sur le sol américain. Elle souhaite obtenir une régularisation administrative afin de se recueillir sur la tombe de son défunt mari.
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