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Ultradroite et rugby. Le procès pour l’homicide d’Aramburu se précise

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_**Trois ans et demi après la mort de l’ancien international argentin Federico Martin Aramburu, tué par balle à Paris, la justice a confirmé le renvoi aux assises des principaux accusés, issus de milieux d’ultradroite.**_

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a ordonné le renvoi définitif devant la cour d’assises de Loïk Le Priol, trente et un ans, ancien membre du Groupe Union Défense et ex-commando marine, pour assassinat. Deux autres personnes, Romain Bouvier, trente-quatre ans, et Lyson R., vingt-huit ans, compagne de Le Priol, sont également renvoyées respectivement pour tentative d’assassinat et complicité de tentative d’assassinat.

Cette décision fait suite à un premier arrêt de la cour d’appel en février, qui avait dû être révisé après que la Cour de cassation eut relevé des incohérences dans la qualification des faits. La haute juridiction avait pointé des contradictions concernant les charges retenues contre Le Priol et Lyson R., nécessitant une nouvelle délibération.

Les faits remontent à la soirée du 19 mars 2022. Federico Martin Aramburu, quarante-deux ans, ancien joueur du Biarritz olympique et international argentin, se trouvait en terrasse d’un bar du boulevard Saint-Germain en compagnie d’un ami, Shaun Hegarty, lui aussi rugbyman. Les deux hommes devaient assister au match du Tournoi des Six Nations au Stade de France. Une altercation survient avec Loïk Le Priol et Romain Bouvier. Après le départ des sportifs, les deux individus les ont rejoints à proximité et ont ouvert le feu à deux reprises, blessant mortellement Aramburu.

L’enquête a finalement écarté la thèse d’un dessein criminel commun entre les accusés, ce qui explique la différence de qualification. Seul Le Priol, reconnu comme l’auteur du coup de feu fatal dans le dos de la victime, est poursuivi pour assassinat. Bouvier, qui a tiré sur Aramburu à la cuisse et au flanc, est quant à lui renvoyé pour tentative d’assassinat.

Les avocats des parties civiles ont salué une décision conforme à la gravité des faits, tandis que la défense de Lyson R. a réaffirmé son intention de démontrer son innocence lors du procès, prévu au premier semestre 2026. Les deux principaux accusés avaient préalablement été condamnés à des peines de prison pour des violences commises en 2015 sur un ancien responsable du GUD, mouvement dissous en juin dernier.

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