Nous rejoindre sur les réseaux

News

Nadège Abomangoli saisit la justice après des injures racistes et sexistes

Article

le

La vice-présidente de l’Assemblée nationale a déposé plainte suite à la réception d’un courrier anonyme aux propos haineux, dans un contexte de tensions récurrentes.

Une procédure judiciaire a été ouverte après que Nadège Abomangoli, élue de La France insoumise et vice-présidente de l’Assemblée nationale, a signalé des faits de racisme et de sexisme. La parlementaire a reçu, le 11 juillet dernier, une lettre anonyme contenant des insultes à caractère discriminatoire dans son bureau du Palais Bourbon. Les termes employés, d’une violence inacceptable, remettaient explicitement en cause sa légitimité en raison de sa couleur de peau et de son genre.

Le document, dont une copie a été transmise aux autorités judiciaires, comprenait des phrases telles que « Une noire n’a rien à faire à ce poste » ou encore « Partez. Vous n’avez pas votre place ici. Ni ailleurs ». Ces propos, qualifiés d’outrage envers une personne investie d’une fonction publique, ont conduit la députée de Seine-Saint-Denis à saisir le parquet de Paris. Son avocate a souligné que cet acte s’inscrivait dans un climat plus large de menaces et d’intimidations visant plusieurs élus, toutes tendances politiques confondues.

Cette affaire n’est malheureusement pas isolée. Il y a quelques mois, un autre élu du même groupe parlementaire, Aly Diouara, avait déjà porté plainte pour des faits similaires, aboutissant à des poursuites judiciaires. Les autorités semblent déterminées à lutter contre ces dérives, alors que le respect des institutions et de leurs représentants reste un enjeu majeur. La réaction ferme de Nadège Abomangoli témoigne d’une volonté de ne pas laisser impunies des attaques qui dépassent la simple polémique pour toucher à l’intégrité même de la démocratie.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus