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Marine Tondelier somme l’exécutif de s’opposer frontalement à l’accord UE-Mercosur

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La cheffe des écologistes a placé le rejet du traité de libre-échange au cœur des négociations politiques engagées par le Premier ministre. Elle revendique une convergence inédite avec les positions de la FNSEA sur la défense du monde agricole.

La dirigeante écologiste Marine Tondelier a exigé, dimanche, que le gouvernement prenne des engagements fermes contre la ratification de l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Cette demande s’inscrit dans le cadre des discussions que mène le Premier ministre avec les formations politiques en vue d’éviter un rejet du projet de loi de finances. La cheffe de file a souligné que cette question figurait parmi ses priorités, aux côtés de la fiscalité des hauts revenus et de la réforme des retraites.

Interrogée sur ses attentes, Mme Tondelier a fustigé les contradictions de la majorité présidentielle. Elle a rappelé les déclarations passées du chef de l’État, qui affirmait être prêt à tout pour bloquer cet accord, pour finalement, selon elle, laisser le processus suivre son cours. Un revirement qui suscite, a-t-elle estimé, une vive inquiétude parmi les agriculteurs français.

L’accord en discussion vise à faciliter les exportations européennes de produits industriels et de vin vers l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. En contrepartie, il ouvrirait davantage le marché européen aux productions agricoles sud-américaines, notamment la viande, le sucre et le soja. Début septembre, la France, qui s’est longtemps positionnée en leader de l’opposition au sein du Conseil de l’UE, a accueilli avec prudence les garanties annoncées par la Commission, jugeant nécessaire de les examiner en détail.

La cheffe des écologistes a insisté sur le poids diplomatique de la France au sein de l’Union. Elle a affirmé qu’une opposition résolue de Paris pourrait entraîner d’autres États membres partageant les mêmes préoccupations pour leur agriculture. Pour bloquer effectivement l’adoption de l’accord, la France devrait toutefois constituer une minorité de blocage, c’est-à-dire rallier au moins trois autres pays représentant ensemble plus de 35 % de la population de l’UE.

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