Économie
L’odyssée contrariée du « Don Colossus », statue dorée de Trump
Commandée et jamais payée en cryptomonnaie, une œuvre monumentale à l’effigie de l’ancien président américain symbolise les dérives spéculatives d’un secteur en pleine turbulence.
Allongée dans un atelier de l’Ohio, une imposante sculpture de bronze doré attend son destin. Haute de près de cinq mètres, cette effigie représentant Donald Trump le poing levé, baptisée « Don Colossus », devait initialement célébrer l’élection de novembre 2024. Prévue pour trôner sur un piédestal massif, elle demeure cependant immobilisée, faute de règlement complet de la part de ses commanditaires.
Le sculpteur Alan Cottrill, artiste septuagénaire reconnu pour ses portraits de présidents, affirme n’avoir reçu qu’une partie des fonds. La somme due, avoisinant les quatre-vingt-douze mille dollars, devait provenir du produit de la vente d’un « memecoin », un actif numérique spéculatif nommé $PATRIOT. La création de cette cryptomonnaie, lancée pour financer le projet, a été rapidement éclipsée par le lancement officiel du jeton $TRUMP, soutenu par l’ancien président lui-même. Conséquence, la valeur de $PATRIOT s’est effondrée, laissant l’œuvre en suspens et mettant en lumière la volatilité extrême de ces actifs.
Cette aventure artistique et financière illustre les liens complexes entre l’univers politique et celui des cryptomonnaies. Les gains substantiels générés par ces placements pour la famille Trump ont d’ailleurs soulevé des interrogations quant à d’éventuels conflits d’intérêts. Pour sa part, Alan Cottrill évoque avec une certaine ironie les défis techniques de la réalisation, notamment pour figer la célèbre chevelure de son modèle. Après plusieurs demandes de retouches esthétiques de la part des commanditaires, l’artiste a finalement achevé son travail il y a plus d’un an.
Un accord semble aujourd’hui trouvé pour installer la statue au sein du complexe de golf Trump National Doral, à Miami, où le socle a déjà été posé. La date de son inauguration officielle reste néanmoins indéterminée. Interrogé sur cette expérience marquée par les aléas des financements cryptographiques, le sculpteur se montre sans ambiguïté. Il affirme qu’il ne renouvellerait pas une telle collaboration, préférant désormais des modalités de paiement plus conventionnelles pour ses futures créations.
-
SèteEn Ligne 1 semaineSète : la voyoucratie montpelliéraine aux méthodes douteuses derrière Pascal Pintre
-
SèteEn Ligne 1 semaineBalaruc-les-Bains : Les Nieux comment un terrain à 25.000€ pourrait en valoir 3M€
-
SèteEn Ligne 4 joursSète : Un fiché S dans l’équipe de campagne de Pascal Pintre
-
GigeanEn Ligne 1 semaineGigean : Stocklein déplace le city stade… et se prend les pieds dans le programme de Gonzalez
-
SèteEn Ligne 6 joursSète : Sébastien Denaja dévoile un projet municipal pour « gouverner autrement »
-
Balaruc-les-BainsEn Ligne 5 joursBalaruc-les-Bains : La majorité socialiste diffuse des fake news dans les boîtes aux lettres des Balarucois
-
FrontignanEn Ligne 2 joursFrontignan : l’ancien maire Pierre Bouldoire critique un mandat « sans cap » et appelle à tourner la page
-
SèteEn Ligne 3 joursSète : la venue de Carole Delga renforce la dynamique autour de Sébastien Denaja