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L’État facilite les tirs défensifs contre le loup à partir de 2026
_**Le gouvernement modifie en profondeur le cadre réglementaire encadrant la protection des troupeaux, une décision qui attise les tensions entre le monde agricole et les défenseurs de la biodiversité.**_
À compter de l’année prochaine, les éleveurs confrontés à des attaques sur leurs animaux n’auront plus à solliciter une autorisation administrative préalable pour intervenir. Le système actuel d’autorisations dérogatoires sera remplacé par un simple enregistrement a posteriori auprès des préfectures. Cette mesure, présentée comme une simplification majeure, permet à un éleveur ou à un chasseur mandaté d’agir immédiatement pour neutraliser un canidé en situation de prédation, à condition de déclarer ultérieurement l’action engagée.
Cette évolution réglementaire intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des attaques signalées sur le bétail. Elle fait suite au reclassement du loup au niveau européen, passé du statut d’espèce strictement protégée à celui d’espèce protégée, offrant ainsi une marge de manœuvre accrue aux États membres pour la gestion des populations. Les représentants des agriculteurs accueillent cette avancée avec une forme de satisfaction, tout en jugeant les mesures insuffisantes au regard de l’ampleur des dégâts subis. Ils réclament notamment une révision à la hausse du plafond annuel de prélèvements, actuellement fixé à 19% de l’effectif estimé de la population lupine.
En face, les associations de protection de la nature dénoncent une dérive dangereuse. Plusieurs organisations s’alarment d’une forme de banalisation des tirs, craignant que le nouveau dispositif déclaratif ne permette plus un contrôle efficace du quota national. Elles redoutent une pression accrue sur une espèce dont la présence sur le territoire reste fragile. Les autorités se veulent rassurantes, rappelant que le cadre légal reste strict et que tout acte de destruction en dehors d’une situation de défense immediate demeure sévèrement réprimé. Le débat sur la coexistence entre l’activité pastorale et le prédateur sauvage est plus vif que jamais.
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