Économie
L’enseigne Alinéa au bord du gouffre, les salariés d’Aubagne se mobilisent
L’annonce du retrait du principal repreneur a plongé les équipes dans l’inquiétude. Plusieurs dizaines d’employés se sont rassemblés ce samedi devant le siège social pour exprimer leur désarroi et leurs exigences.
Plusieurs dizaines de salariés de l’enseigne d’ameublement Alinéa se sont rassemblés ce samedi matin à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, où se situe le siège social de l’entreprise. L’intersyndicale avait appelé à un débrayage de deux heures, un mouvement suivi dans plusieurs points de vente à travers le pays. Cette mobilisation intervient dans un contexte de grande incertitude pour les quelque mille deux cents personnes que compte encore la société, placée en redressement judiciaire depuis le mois de novembre dernier.
La direction a en effet informé le personnel jeudi du retrait du principal candidat à la reprise, le groupe roumain SDC Holding. Cette décision a considérablement réduit les perspectives de sauvetage de l’activité. Selon les représentants syndicaux, les offres encore sur la table ne concerneraient que les actifs immobiliers, et non la poursuite de l’exploitation de la marque. Seulement deux cent quarante emplois pourraient être préservés dans le cadre des propositions restantes, selon les estimations des organisations professionnelles.
L’ambiance parmi les employés présents était marquée par un profond sentiment d’amertume et d’injustice. Des salariés de longue date, certains présents depuis la création du magasin d’Aubagne il y a vingt-six ans, ont exprimé leur désarroi face à une issue qui semble désormais inéluctable. Ils soulignent les efforts consentis au fil des années et réclament un plan de sauvegarde de l’emploi digne, ainsi que des mesures de reclassement au sein du groupe Mulliez, l’actionnaire historique. Pour des employés approchant de l’âge de la retraite, la perspective d’un licenciement est particulièrement difficile à accepter.
Le tribunal des affaires économiques de Marseille doit examiner les offres définitives de reprise le 5 mars prochain. Sa décision, attendue dans les quinze jours suivants, sera déterminante pour l’avenir de l’enseigne. Alinéa, fondée en 1988, avait déjà connu une procédure de redressement judiciaire en 2020, au plus fort de la pandémie. Pour l’exercice 2024, la société affichait des pertes de quarante-sept millions d’euros pour un chiffre d’affaires de cent soixante-deux millions.
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