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Le loup aux portes de Lyon, la colère des éleveurs s’amplifie

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Alors que le canidé est observé jusque dans les faubourgs de la métropole lyonnaise, les attaques contre les troupeaux se multiplient dans le sud du département, poussant les agriculteurs à réclamer des mesures plus radicales.

Dans le Rhône, la pression exercée par le loup sur les élevages ne cesse de s’intensifier. Le syndicat des Jeunes Agriculteurs tire la sonnette d’alarme face à une recrudescence des incidents, notamment dans les secteurs proches de l’agglomération lyonnaise. Des signalements ont été effectués dans plusieurs communes, de Chasse-sur-Rhône à Ternay, en passant par Loire-sur-Rhône, où les éleveurs décrivent une situation devenue intenable. Selon une responsable syndicale, les assauts se produiraient désormais chaque nuit, plongeant les professionnels dans une inquiétude permanente.

Les pertes enregistrées sur le terrain sont lourdes. Un éleveur des Haies, qui possède un cheptel de plusieurs centaines de têtes, a déploré trois attaques mortelles en l’espace de quinze jours. Une dizaine de ses brebis ont été tuées et son chien de protection a été gravement blessé. Face à cette escalade, les exploitants demandent à l’État d’adopter une posture plus ferme. Ils réclament notamment la nomination de lieutenants de louveterie et l’autorisation de tirs de prélèvement, estimant que la cohabitation avec le prédateur, à quelques kilomètres seulement de la deuxième ville de France, n’est plus viable.

Le plan national Loup, censé encadrer la gestion de l’espèce, est jugé insuffisant par les professionnels, qui pointent un décalage entre les mesures prévues et les réalités du terrain. Dans le Beaujolais, certains éleveurs tentent de s’adapter par leurs propres moyens. L’un d’eux, spécialisé dans l’élevage de chèvres angora et cachemire, a investi dans des colliers GPS et acquis des vaches Highland pour dissuader les attaques. Malgré ces précautions, il a perdu trois bêtes lors d’une seule offensive, sans compter cinq chèvres mortes sous l’effet du stress.

Au quotidien, la charge de travail s’alourdit pour les exploitants. Un éleveur des Haies a renforcé son enclos électrifié, acheté deux ânes de protection et ramène désormais ses animaux à l’abri chaque soir. Une organisation qui, selon lui, allonge considérablement ses journées et pèse sur les conditions de travail.

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