Économie
La crise du coût de la vie s’impose dans la campagne new-yorkaise
La flambée des loyers et des prix alimentaires domine les préoccupations des habitants, propulsant au premier plan un candidat qui en a fait son principal cheval de bataille.
Le long des artères bruyantes de Brooklyn et du Queens, une immense bannière jaune interpelle les automobilistes. Son message résume l’enjeu majeur de l’élection municipale à New York. La promesse d’une ville plus abordable porte la candidature de Zohran Mamdani, figure de l’aile gauche du Parti démocrate, aujourd’hui en tête des intentions de vote. Le scrutin, dont le vote anticipé a débuté ce week-end, s’achèvera le 4 novembre.
Dans cette métropole de 8,5 millions d’habitants, près d’une personne sur quatre éprouve des difficultés à subvenir à ses besoins fondamentaux. Le logement constitue la première source d’inquiétude. Le loyer médian a franchi pour la première fois la barre des 4 000 dollars, dépassant de plus du double la moyenne nationale. Les augmentations des loyers non régulés ont atteint 5,6 % sur les premiers mois de l’année.
Face à cette situation, le candidat propose un gel des loyers pour les deux millions de locataires bénéficiant de baux réglementés. Il s’engage également à construire 200 000 logements supplémentaires au cours de la prochaine décennie. « Nous ne pouvons pas laisser le marché décider qui a le droit de vivre dignement », affirme-t-il régulièrement. Pour les observateurs, cette focalisation sur le pouvoir d’achat explique en grande partie son ascension. Son principal concurrent, l’ancien gouverneur Andrew Cuomo, candidat indépendant, n’aurait pas su incarner avec la même force cette préoccupation quotidienne des New-Yorkais.
L’alimentation représente l’autre poste de dépenses qui alourdit constamment le budget des ménages. Les prix des œufs, de la viande et du poisson ont augmenté de près de 9 % sur un an. Neuf habitants sur dix estiment que le coût de leurs courses croît plus vite que leurs revenus. En réponse, Mamdani avance l’idée d’un réseau d’épiceries municipales accessibles à tous. Une mesure soutenue par les deux tiers des New-Yorkais selon un récent sondage, bien que critiquée par certains qui s’interrogent sur l’opportunité de subventionner également les plus aisés.
Sur le terrain, les témoignages abondent. À 69 ans, Santiago brandit une pancarte réclamant des logements accessibles. Comme lui, de nombreux habitants disent se sentir submergés par les dépenses de logement. Lex Rountree, militante pour le droit au logement, rappelle que les locataires représentent 70 % de la population new-yorkaise. « Si nous nous unissons, nous pouvons vraiment changer les choses », assure-t-elle. Certains, à l’image de Steven, barman de 41 ans, envisagent même de quitter la ville pour retrouver des conditions de vie moins onéreuses. Mais l’attrait culturel et social de la métropole retient encore beaucoup de ses résidents, partagés entre l’envie de rester et la difficulté de joindre les deux bouts.
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