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Dati et Barnier s’affrontent pour un siège clé à Paris

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La ministre de la Culture et l’ancien Premier ministre se disputent l’investiture LR dans une circonscription parisienne, révélant les fractures internes du parti.

La bataille pour la deuxième circonscription de Paris prend une tournure inédite avec l’annonce simultanée des candidatures de Rachida Dati et Michel Barnier sous la bannière des Républicains. Cette législative partielle, organisée après l’inéligibilité du député sortant Jean Laussucq, met en lumière les rivalités au sein de la droite parisienne, à quelques mois des élections municipales.

La maire du VIIe arrondissement a confirmé sa décision devant la commission nationale d’investiture du parti, tout en critiquant vertement la démarche de son concurrent. Elle reproche à l’ancien chef du gouvernement un parachutage motivé, selon elle, par des calculs présidentiels plutôt que par l’intérêt local. De son côté, Barnier a adopté un ton conciliant, affirmant agir sans animosité, mais son entrée en lice a ravivé les tensions au sein d’un parti déjà divisé.

Les tentatives de médiation menées par Bruno Retailleau, président de LR, n’ont pas permis d’apaiser les esprits. Les soutiens semblent pencher en faveur du Savoyard, dont l’ambition nationale est connue, tandis que Dati bénéficie d’une implantation territoriale solide. L’enjeu dépasse le simple siège de député, tant les municipales parisiennes approchent. Certains élus s’inquiètent d’une possible candidature de Barnier à la mairie de Paris en cas de retrait forcé de la ministre, hypothèse que ce dernier dément.

Cette rivalité interne pourrait profiter à l’opposition, notamment à gauche, qui avait réalisé une percée inattendue lors du précédent scrutin. Les socialistes doivent désigner prochainement leur candidat, tandis que le Rassemblement national, par la voix de Thierry Mariani, entend également jouer un rôle dans cette élection. L’absence de coordination avec les alliés de la majorité présidentielle ajoute une couche de complexité à ce dossier déjà épineux pour Les Républicains.

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