Faits Divers
Un fiché S arrêté dans une maison isolée après l’incendie de la mairie de Limoges
Un homme de 34 ans, fiché S et déjà connu pour des violences contre les forces de l’ordre, est soupçonné d’être lié à l’incendie de la mairie de Limoges.…


Un homme de 34 ans, fiché S et déjà connu pour des violences contre les forces de l’ordre, est soupçonné d’être lié à l’incendie de la mairie de Limoges. Le maire évoque un probable cerveau et s’attend à d’autres arrestations.
L’interpellation a eu lieu à Val d’Issoire, dans une petite maison isolée de Bussière-Boffy. L’homme de 34 ans, originaire de la Creuse, a été arrêté avec l’appui de l’antenne bordelaise du RAID, l’unité d’élite de la police nationale. Il est fiché S pour son appartenance à l’ultragauche et son profil est déjà connu pour des violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Il était intérimaire dans le bâtiment et engagé dans la défense de l’environnement.
Son parcours intéresse les enquêteurs. Il est soupçonné d’avoir participé à une manifestation contre un projet d’usine de pellets à Guéret. Il a aussi été poursuivi pour des coups portés à un policier. Relaxé en première instance, il a été condamné en appel à un an de prison avec sursis avant de se pourvoir en cassation. Pour Guillaume Guérin, maire Les Républicains de Limoges, cet homme est d’ultragauche et probablement le cerveau de l’opération. L’édile prévient qu’on ne détruit pas un bâtiment de deux siècles avec une boîte d’allumettes et un briquet, et il anticipe de nouvelles arrestations.
Les faits remontent aux mobilisations contre la vie chère, marquées par des débordements dans plusieurs villes. À Limoges, des émeutes ont éclaté dans le centre et des casseurs s’en sont pris à l’hôtel de ville. La partie ancienne du bâtiment a été presque entièrement détruite à l’intérieur. La toiture et le beffroi se sont effondrés. Seule la partie moderne à l’arrière a été sauvée.
L’enquête pour destruction d’un bien en bande organisée a été confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée de Limoges. La sous-direction antiterroriste de la police judiciaire a été saisie. Le parquet national antiterroriste n’a pas encore pris la main et évalue si les faits ont pu résulter d’agissements concertés et organisés visant à semer la terreur, autrement dit s’il existe une entreprise terroriste.
Gérald Darmanin, ministre de la Justice, estime avec prudence que des organisations d’ultragauche et d’extrême gauche ont pu s’organiser pour atteindre l’autorité de l’État et des symboles de la République, notamment dans le Limousin. Il revient au parquet national antiterroriste, à la Direction générale de la sécurité intérieure et à la sous-direction antiterroriste de dire si la qualification terroriste s’impose. Sébastien Lecornu a promis que la mairie serait reconstruite avec l’aide de l’État, car elle est le symbole d’une Nation qui ne se laisse ni abattre ni intimider. Le Premier ministre doit se rendre dans la préfecture de la Haute-Vienne.
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