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Économie

Velvet, un nouvel acteur privé, dévoile ses rames pour défier la SNCF sur l’axe atlantique

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_**La société ferroviaire a présenté son premier train grande vitesse, assemblé par Alstom, marquant une étape concrète vers son entrée sur le marché prévue pour 2028.**_

L’opérateur ferroviaire privé Velvet a franchi une étape significative en dévoilant sa première rame à grande vitesse. Le matériel roulant, de type Avelia Horizon à deux niveaux, a été assemblé dans l’usine Alstom située près de La Rochelle. Cette présentation matérialise le projet de l’entreprise de venir concurrencer l’historique SNCF sur les liaisons entre Paris et plusieurs métropoles de l’Ouest.

Les premiers services commerciaux sont programmés pour la mi-2028, avec une desserte initiale de Bordeaux depuis la capitale. Le réseau devrait ensuite s’étendre progressivement vers Angers, Nantes et Rennes. La société, qui a levé un milliard d’euros auprès d’investisseurs, a commandé douze rames de dernière génération. Un contrat de maintenance sur quinze ans a également été signé avec le constructeur.

Les fondateurs de Velvet mettent en avant une demande qu’ils estiment insatisfaite sur ces axes. Ils citent des études indiquant qu’une part significative des voyageurs potentiels renoncerait actuellement à se déplacer par manque de places disponibles. L’ambition affichée est d’accroître l’offre globale et de contribuer ainsi au report modal vers le rail.

Cette arrivée s’accompagne cependant de tensions réglementaires. Des discussions sont en cours concernant les obligations de service, notamment la desserte des gares intermédiaires. La SNCF plaide pour une application stricte et uniforme des règles, tandis que le nouvel entrant estime que ses redevances d’infrastructure constituent une contribution suffisante au système. Le gouvernement a saisi un médiateur pour éclaircir ce différend.

Sur le plan commercial, Velvet adopte une posture collaborative concernant la distribution. La société indique qu’elle envisage d’utiliser, parmi d’autres canaux, la plateforme de vente de son futur concurrent pour toucher un large public. Les détails de l’offre commerciale, en termes de tarification et de services à bord, restent à préciser. Les dirigeants anticipent plusieurs années d’exploitation avant d’atteindre l’équilibre financier.

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