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Économie

Soutien aux carburants, une facture qui s’alourdit pour l’État

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Le gouvernement a détaillé le coût croissant des mesures d’aide face à la hausse des prix. La note devrait atteindre 180 millions d’euros pour le seul mois de mai.

Le dispositif de soutien aux secteurs confrontés à la cherté des carburants représente un poids financier de plus en plus lourd pour les finances publiques. Selon les chiffres communiqués en conseil des ministres, le coût de ces aides, qui incluent une prolongation et un élargissement à de nouvelles professions, s’est établi à 150 millions d’euros en avril. Pour le mois de mai, cette dépense est estimée à 180 millions d’euros.

Ces annonces font suite à la présentation d’un nouveau volet ciblant spécifiquement les actifs modestes contraints à de longs trajets domicile-travail. Environ trois millions de personnes, répondant à des critères de ressources et de distance parcourue, bénéficieront d’une réduction moyenne de vingt centimes par litre. Parallèlement, les professionnels déjà soutenus, comme les pêcheurs et les agriculteurs, verront leur accompagnement renforcé. Le dispositif a également été étendu à des métiers tels que ceux du bâtiment, des taxis et des VTC.

L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes sur les prix à la pompe, liées aux conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient. L’impact global de cette crise sur le budget de l’État est, à ce stade, évalué à six milliards d’euros. Une part significative de cette somme, soit 3,6 milliards, est imputable à l’augmentation du service de la dette.

L’effort consenti pour le secteur agricole a été particulièrement souligné. Lors d’une table ronde, il a été rappelé que le soutien au gazole non routier (GNR) représentait, à lui seul, une dépense de 90 millions d’euros depuis le début de la crise, dont 53 millions pour le seul mois de mai. Les représentants de la profession ont été invités à considérer l’ampleur de cet engagement budgétaire, dans un cadre financier contraint. Le gouvernement a mis en avant le régime fiscal dérogatoire dont bénéficie ce carburant agricole en France, avec une compensation intégrale des droits d’accise représentant environ 1,3 milliard d’euros par an.

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