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Urgences de Rennes sous tension extrême après deux décès

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Le personnel hospitalier alerte sur des conditions de travail délétères et un manque criant de moyens, mettant en lumière une situation devenue intenable au sein du CHU.

Le service des urgences du centre hospitalier universitaire de Rennes a connu une fin de semaine particulièrement critique. Dans un contexte de saturation exceptionnelle, deux patients ont perdu la vie entre le samedi 10 et le dimanche 11 janvier. Le syndicat CGT de l’établissement a immédiatement tiré la sonnette d’alarme, pointant un défaut de surveillance dans les deux cas.

La direction de l’hôpital a pour sa part tenu à nuancer ces déclarations. Elle a précisé qu’aucune mise en cause directe des soins n’était établie à ce stade, l’un des décès intervenant dans un cadre de soins palliatifs. Une analyse interne approfondie a été engagée, selon la procédure habituelle. Les responsables rappellent par ailleurs que les décès, bien que toujours dramatiques, font partie de la réalité d’un hôpital accueillant des cas graves.

Cette double issue survient dans un climat de tension extrême décrit par les soignants. Le service a dû faire face à un afflux massif de patients, amplifié par une épidémie saisonnière de grippe, un mouvement de grève des médecins généralistes et des conditions météorologiques ayant provoqué de nombreux accidents. Lundi, le personnel a accueilli près de trois cents patients, un chiffre très au-dessus de la capacité normale, fixée à cent cinquante.

L’épuisement des équipes est palpable. Des syndicalistes en visite sur place se sont vu accueillir par une soignante en charge de vingt-neuf patients avec ces mots, rapportés comme un cri de détresse. Cette situation illustre la pression quotidienne subie par un personnel en sous-effectif, confronté à des conditions de travail dégradées, allant jusqu’à des difficultés pour assurer la restauration des patients.

L’alerte lancée par les syndicats dépasse le cadre de ces deux événements tragiques. Elle vise à dénoncer un état de crise structurel, où la permanence des soins et la sécurité des patients semblent compromises par un manque chronique de ressources humaines et matérielles. L’établissement se trouve ainsi au cœur des interrogations sur la résilience du système de santé public face à des pics d’activité de plus en plus fréquents et intenses.

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