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Société

Un vide parlementaire pendant le congé maternité

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Une députée dénonce l’impossibilité d’être remplacée à l’Assemblée nationale durant son absence, mettant en lumière une lacune du règlement.

L’élue de La France insoumise Sarah Legrain a rendu publique son impossibilité de se faire suppléer pendant la durée de son congé de maternité. Elle a annoncé la suspension temporaire de son activité parlementaire en raison de la naissance prochaine de son enfant, laissant son siège vacant. Selon les dispositions constitutionnelles en vigueur, aucun remplacement n’est prévu pour ce motif, une situation qu’elle qualifie d’archaïque.

Le suppléant de la députée parisienne ne peut en effet pas siéger en son nom. Le règlement ne permet qu’une délégation de vote, et seulement pour certains scrutins. Sarah Legrain souligne une incohérence, les suppléants pouvant remplacer les députés nommés au gouvernement, mais pas ceux devenant parents. Cette absence est particulièrement sensible dans un hémicycle où les majorités sont souvent étroites.

Avec une collègue ayant vécu la même situation, Mathilde Hignet, la parlementaire a déposé une proposition de loi visant à autoriser le remplacement des élus en cas de congé lié à la naissance d’un enfant ou pour raison médicale de longue durée. Le texte a d’ores et déjà recueilli le soutien de plusieurs personnalités politiques de gauche. Cette initiative relance le débat sur l’adaptation des institutions aux réalités sociales contemporaines.

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