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Un candidat marseillais face aux rumeurs de narcotrafic

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_**À quelques semaines des élections municipales, l’audition d’un élu de La France insoumise par la gendarmerie a relancé les interrogations sur l’influence du trafic de stupéfiants dans la campagne.**_

Le député Sébastien Delogu s’est présenté dimanche après-midi à la brigade de gendarmerie d’Aix-en-Provence, accompagné de son conseil juridique. Cette démarche, sollicitée par l’élu lui-même, fait suite à des publications évoquant des échanges présumés avec un individu impliqué dans une affaire de drogue. L’avocat du parlementaire a immédiatement démenti toute connexion entre son client et des activités illicites.

Selon la défense, les communications en question concernaient exclusivement la livraison de mobilier. Des justificatifs, factures et bordereaux de transport ont été remis aux enquêteurs pour étayer cette version. Le conseil a précisé que le livreur, employé par une société de messagerie, faisait l’objet de condamnations antérieures pour trafic, sans que M. Delogu n’ait aucun lien avec ces procédures.

L’affaire survient dans un contexte électoral tendu, où les rivalités politiques s’exacerbent. L’entourage du candidat a dénoncé une campagne de dénigrement, attribuée à l’extrême droite, visant à entacher sa réputation. De son côté, la coalition concurrente du Printemps Marseillais avait réclamé des éclaircissements publics, affirmant qu’aucune forme de relation avec les réseaux de stupéfiants n’était acceptable.

Marseille reste régulièrement confrontée aux problématiques liées au narcotrafic, qui affectent plusieurs secteurs de la ville. Si les chiffres des violences mortelles associées à ce commerce illégal ont reculé ces dernières années, des voix locales pointent une approche trop centrée sur la sécurité, au détriment des interventions sociales et éducatives. La question a refait surface récemment avec l’exfiltration d’un militant anti-drogue, protégé par les forces de l’ordre depuis plusieurs mois.

Parallèlement, le parlementaire fait face à une autre procédure judiciaire pour diffusion de documents privés, dont l’examen est prévu au printemps. Son audition de dimanche n’a donné lieu à aucune mise en cause, selon ses représentants légaux, qui estiment ce volet de l’enquête désormais clos.

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