Nous rejoindre sur les réseaux

Culture

Pharrell Williams ouvre le bal parisien dans un écrin de verre Louis Vuitton

Article

le

La Fashion Week masculine s’est élancée mardi à Paris entre démonstrations de puissance créative et engagements affirmés, avec un show spectaculaire de Louis Vuitton et une performance chorégraphique signée Jeanne Friot.

La semaine de la mode masculine à Paris a débuté sous le signe de l’audace architecturale. Pour sa collection automne-hiver 2026-2027, Louis Vuitton, dirigé par Pharrell Williams, a transformé l’espace de la Fondation éponyme en un dialogue entre nature et modernité. Une maison entièrement vitrée, posée au cœur d’un jardin, a servi de décor aux déambulations des mannequins. Les silhouettes, oscillant entre élégance décontractée et protection urbaine, mêlaient manteaux de laine amples, parkas cintrées et tenues estivales inattendues. Une palette sobre de gris, de noir et de kaki était rehaussée par des détails scintillants, des motifs classiques et des accents de bordeaux. L’assistance, comptant parmi elle des figures telles que Brigitte Macron, Usher ou Tahar Rahim, a pu assister à cette proposition qui place le vestiaire dans un cadre de vie futuriste.

Plus tôt dans la journée, un autre ton était donné au Théâtre du Rond-Point. La créatrice Jeanne Friot a inauguré la semaine avec *Awake*, une performance chorégraphiée présentant sa collection mixte. Sur une musique énergique, danseurs et mannequins, dont des personnalités publiques, ont révélé des pièces fortes et engagées. Corsets de ceintures de cuir rouge, tailleurs entièrement sequinés, cuirs aux épailles architecturées et jupes inspirées du kilt se sont succédé dans un camaïeu de rouge, de noir et de violet, salués par une ovation finale. Cette présentation a confirmé la place de la styliste comme voix majeure d’une mode écoresponsable et non genrée.

D’autres maisons ont dévoilé leurs univers. Études Studio a présenté une collection mixte structurée autour de costumes, de bombers et de pulls en mohair dans des nuances de gris, de violet et de bordeaux. La marque japonaise Auralee a opté pour une esthétique épurée et vintage, associant trenchs, velours côtelé et chemises à carreaux dans des tons neutres agrémentés d’éclats bleus et verts. Hors calendrier officiel, Pierpaolo Piccioli a dévoilé sa première collection pour Balenciaga, marquée par des manteaux longs, des blousons en cuir travaillé et des costumes aux couleurs franches.

Cette édition parisienne, qui accueille soixante-six maisons pour trente-six défilés et trente présentations, s’annonce plus concentrée que les précédentes. Elle promet néanmoins des moments attendus, notamment la deuxième collection masculine de Jonathan Anderson pour Dior et, point d’orgue samedi, la dernière présentation de Véronique Nichanian pour Hermès après trente-sept ans à la direction de la ligne homme.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus